« Francophilie et indigénophilie paradoxales à travers Le Décivilisé de Charles Renel »

S’appuyant sur une lecture sociologique de la littérature coloniale, une démarche hypothético-déductive et une analyse systémique, cette communication se propose de clarifier l’ambivalence de la francophilie et de l’indigénophilie à travers Le décivilisé de Charles Renel.
Soif de connaître l’autre conduisant à l’attrait irrésistible d’Adhémar pour la région et la population betsimisaraka (description quasi irréelle du paysage, indolence, sérénité…) d’une part et soif de découvrir l’autre débouchant sur la fascination des Betsimisaraka pour l’homme blanc et son système culturel (subtilité de la langue française, valeur de l’instruction, aventure sexuelle passagère…), d'autre part : le colon et le colonisé semblent enclins à aller l’un vers l’autre.
Néanmoins, cette réciprocité de l’altérité comporte une antinomie. La population locale demeure attachée à sa nature profonde, « l’anthropoïde ancestral » et le colon tient un discours comparatif mêlé à la fois de délectation et d’abjection.

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15h40