« Géographie subjective et française de l'océan Indien à l'époque coloniale (1850-1950) : une affaire de portes »

A partir d’un corpus de textes inédits ou peu connus des années 1870 aux années 1930, cinquante ans durant avec pour toile de fond le développement de la colonisation française, aller à la rencontre de marins-écrivains ayant (distraitement ?) dit l’Océan Indien : Pierre Loti (journal intime 1868-1918, notamment sur les traces de son frère Gustave Viaud, mort et immergé là, en 1865 — une fosse sous-marine porte son nom), Claude Farrère (récits et souvenirs), Frank Thiess (l’escadre Rojestvensky, en 1904-1905, dans la Guerre russo-japonaise), Louis Brauquier (poèmes), et quelques autres.
Une réflexion privilégiant l’histoire culturelle et la géographie systémique pour saisir l’Océan Indien représenté, subjectif : ses itinéraires, ses synapses, ses parvis, ses portes (avec cette question : où commence l’Extrême-Orient ?) : celles du paradis (en venant d’Indochine ; ses brises), de l’enfer, de la mort ; celles de l’Empire aussi. Traversée du miroir ou non-lieu, marges insulaires ou diagonale du vide ? Et finalement, une inévitable réflexion sur l’exotisme, opposé à la littérature coloniale (les frères Leblond ayant formalisé cette dichotomie).

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14h00