« Le principe de minimalité : une interaction objets plastiques – concepts esthétiques dans les années 1960-70 »

L’histoire de l’art contemporain nous a accoutumés à une certaine approche de l’art minimal américain – une appréhension de ces œuvres fondée sur une remise en question du modernisme dont elles représenteraient une limite critique. Cette lecture est tout à fait fondée. Toutefois, l’analyse de tels objets peut être enrichie en les confrontant à des concepts esthétiques qui leur sont contemporains : la notion d’« exemplification » chez Nelson Goodman, l’« indécidabilité » chez Jacques Derrida, les théories institutionnelles proposées par Arthur Danto et par George Dickie. De tels outils conceptuels permettent d’évaluer le principe de « minimalité » de cet art.

Eléments bibliographiques

DANTO (Arthur), « The Artworld », The Journal of Philosophy, vol. LXI, 1964, pp. 571-584 ; traduit par Danielle Lories in Philosophie analytique et esthétique, Paris, Méridiens Klincksieck, 1988, pp. 183-198.

DICKIE (George), « Defining Art », American Philosophical Quarterly, vol. VI, n° 3, juillet 1969, pp. 253-256
DICKIE (George), Art and Aesthetic. An Institutional Analysis, Ithaca et Londres, Cornell University Press, 1974.

DERRIDA (Jacques), « La double séance », in La Dissémination, Paris, Le Seuil, coll. « Tel Quel », 1972.

GOODMAN (Nelson), « Quand y a-t-il art ? » (1977), traduit par Danielle Lories in Philosophie analytique et esthétique, Paris, Méridiens-Klincksieck, 1988, pp. 199-209.

Mots clés
* art minimal
* indécidabilité
* exemplification
* théorie institutionnelle

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18h-19h