Au carrefour des discours : la poétique des ruines dans l’Itinéraire de Paris à Jérusalem de Chateaubriand

Dans l’Itinéraire de Paris à Jérusalem, la ruine produit et concentre autour d’elle une série de postures énonciatrices, un « feuilleté de discours » de la part de Chateaubriand et, en parallèle, elle induit une interaction avec l’écrivain voyageur. La visite de Sparte, ruine muette, « pratiquement ruine de ruine selon Chateaubriand lui-même », fournit un exemple particulièrement significatif de cette posture et de ce système d’échange. Alain Guyot se propose d’étudier « ce monde détruit » et d’examiner « le rôle du voyageur dans ce contexte et le bénéfice qu’il en retire ». Sa conférence s’organise donc autour de deux polarités : d’une part, la présentation de ce feuilleté de discours en général dans l’Itinéraire de Paris à Jérusalem et, d’autre part, l’examen de sa mise en œuvre à travers l’exemple de Sparte.

EXEMPLIER

[…] ruine ne se dit que des palais, des tombeaux somptueux ou des monumens publics. On ne diroit point ruine en parlant d’une maison particulière de paysans ou bourgeois ; on diroit alors bâtimens ruinés. (Encyclopédie [1765] - art. « Ruine », t. 14)

Je visitai ce qu’on appelle les restes du palais d’Agamemnon, les débris du théâtre et d’un aqueduc romain ; je montai à la citadelle, je voulais voir jusqu’à la moindre pierre qu’avait pu remuer la main du roi des rois. Qui peut se vanter de jouir de quelque gloire auprès de ces familles chantées par Homère, Eschyle, Sophocle, Euripide et Racine ? Et quand on voit pourtant sur les lieux combien peu de chose reste de ces familles, on est merveilleusement étonné ! (François René de Chateaubriand, Itinéraire de Paris à Jérusalem [1811], J.-Cl. Berchet éd., Paris, Gallimard « Folio », 2005, p. 144)

Les larmes me vinrent aux yeux, en fixant mes regards sur cette misérable cabane qui s’élevait dans l’enceinte abandonnée d’une des villes les plus célèbres de l’univers, et qui servait seule à faire reconnaître l’emplacement de Sparte : demeure unique d’un chevrier, dont toute la richesse consiste dans l’herbe qui croît sur les tombes d’Agis et de Léonidas. (Ibid., p. 126)

Peu d’auteurs, si ce n’est Diderot, ont eu au même degré que Chateaubriand, le sens de la poésie des ruines. Renversant la démarche de Volney, l’auteur du Génie du Christianisme (1802) approfondit la veine chrétienne timidement ouverte par Jacques Delille, en même temps qu’il amplifie les analyses de Bernardin de Saint-Pierre et qu’il transforme en une vaste symphonie les variations de ce dernier sur « le plaisir des ruines ». (Roland Mortier, La poétique des ruines en France, Genève, Droz, 1974, p. 170)

O ruines ! je retournerai vers vous prendre vos leçons ! je me replacerai dans la paix de vos solitudes ; et là, éloigné du spectacle affligeant des passions, j’aimerai les hommes sur des souvenirs […]. (Constantin-François de Chasseboeuf, comte de Volney, Les Ruines ou méditations sur les révolutions des empires [1791], Paris, Lebigre, 1833, p. 51)

Les ruines, considérées sous les rapports du paysage, sont plus pittoresques dans un tableau, que le monument frais et entier. Dans les temples que les siècles n’ont pas percés, les murs masquent une partie du site […] ; mais quand ces temples viennent à crouler, il ne reste que des débris isolés, entre lesquels l’œil découvre en haut et au loin les astres, les nues, les montagnes, les fleuves et les forêts. » (François René de Chateaubriand, Génie du christianisme, III, v, 4 – M. Regard éd. Paris, Gallimard « La Pléiade », 1978, pp. 883-884)

[…] nous nous rendîmes à la tour des Quarante-Martyrs, aujourd’hui le minaret d’une mosquée abandonnée, autrefois le clocher d’un monastère dont il reste d’assez belles ruines : ces ruines consistent en des portiques assez semblables à ceux des écuries de Mécène à Tibur ; ils sont remplis de figuiers sauvages. On veut que Joseph, la Vierge et l’Enfant se soient arrêtés dans ce lieu, lors de la fuite en Égypte ; ce lieu serait certainement charmant pour y peindre le repos de la Sainte Famille ; le génie de Claude Lorrain semble avoir deviné ce paysage, à en juger par son admirable tableau du palais Doria à Rome. (François René de Chateaubriand, Itinéraire de Paris à Jérusalem, éd. citée, p. 292)

Mon cicerone savait à peine quelques mots d'italien et d'anglais. Pour me faire mieux entendre de lui, j'essayais de méchantes phrases de grec moderne : je barbouillais au crayon quelques mots de grec ancien, je parlais italien et anglais, je mêlais du français à tout cela ; Joseph voulait nous mettre d'accord, et il ne faisait qu'accroître la confusion ; le janissaire et le guide (espèce de juif demi-nègre) donnaient leur avis en turc, et augmentaient le mal. Nous parlions tous à la fois, nous criions, nous gesticulions ; avec nos habits différents, nos langages et nos visages divers, nous avions l'air d'une assemblée de démons perchés au coucher du soleil sur la pointe de ces ruines. (Ibid., p. 124)

Il y avait déjà une heure que nous courions par un chemin uni qui se dirigeait droit au sud-est, lorsqu’au lever de l’aurore j’aperçus quelques débris et un long mur de construction antique : le cœur commence à me battre. Le janissaire se tourne vers moi et, me montrant sur la droite, avec son fouet, une cabane blanchâtre, il me crie d’un air de satisfaction : « Palaeochôri ! » Je me dirigeai vers la principale ruine que je découvrais sur une hauteur. En tournant cette hauteur par le nord-ouest afin d’y monter, je m’arrêtai tout à coup à la vue d’une vaste enceinte, ouverte en demi-cercle, et que je reconnus à l’instant pour un théâtre. Je ne puis peindre les sentiments confus qui vinrent m’assiéger. La colline au pied de laquelle je me trouvais était donc la colline de la citadelle de Sparte, puisque le théâtre était adossé à la citadelle ; la ruine que je voyais sur cette colline était donc le temple de Minerve-Chalcioecos, puisque celui-ci était dans la citadelle ; les débris et le long mur que j’avais passés plus bas faisaient donc partie de la tribu des Cynosures, puisque cette tribu était au nord de la ville ; Sparte était donc sous mes yeux ; et son théâtre, que j’avais eu le bonheur de découvrir en arrivant, me donnait sur-le-champ les positions des quartiers et des monuments. Je mis pied à terre, et je montai en courant sur la colline de la citadelle. Comme j’arrivais à son sommet, le soleil se levait derrière les monts Ménélaïons. Quel beau spectacle ! mais qu’il était triste ! L’Eurotas coulant solitaire sous les débris du pont Babyx ; des ruines de toutes parts, et pas un homme parmi ces ruines ! Je restai immobile, dans une espèce de stupeur, à contempler cette scène. Un mélange d’admiration et de douleur arrêtait mes pas et ma pensée ; le silence était profond autour de moi : je voulus du moins faire parler l’écho dans des lieux où la voix humaine ne se faisait plus entendre, et je criai de toute ma force : Léonidas ! Aucune ruine ne répéta ce grand nom, et Sparte même sembla l’avoir oublié. Si des ruines où s’attachent des souvenirs illustres font bien voir la vanité de tout ici-bas, il faut pourtant convenir que les noms qui survivent à des empires et qui immortalisent des temps et des lieux sont quelque chose. Après tout, ne dédaignons pas trop la gloire : rien n’est plus beau qu’elle, si ce n’est la vertu. Le comble du bonheur serait de réunir l’une à l’autre dans cette vie ; et c’était l’objet de l’unique prière que les Spartiates adressaient aux dieux : « Ut pulchra bonis adderent ! » Quand l’espèce de trouble où j’étais fut dissipé, je commençai à étudier les ruines autour de moi. (Ibid., p. 129-131)

Tout cet emplacement de Lacédémone est inculte : le soleil l’embrase en silence et dévore incessamment le marbre des tombeaux. Quand je vis ce désert, aucune plante n’en décorait les débris, aucun oiseau, aucun insecte ne les animait, hors des millions de lézards, qui montaient et descendaient sans bruit le long des murs brûlants. Une douzaine de chevaux à demi sauvages paissaient çà et là une herbe flétrie ; un pâtre cultivait dans un coin du théâtre quelques pastèques ; et à Magoula, qui donne son triste nom à Lacédémone, on remarquait un petit bois de cyprès. Mais ce Magoula même, qui fut autrefois un village turc assez considérable, a péri dans ce champ de mort : ses masures sont tombées, et ce n’est plus qu’une ruine qui annonce des ruines. Je descendis de la citadelle et je marchai pendant un quart d’heure pour arriver à l’Eurotas. Je le vis à peu près tel que je l’avais passé deux lieues plus haut sans le connaître : il peut avoir devant Sparte la largeur de la Marne au-dessus de Charenton. Son lit, presque desséché en été, présente une grève semée de petits cailloux, plantée de roseaux et de lauriers-roses, et sur laquelle coulent quelques filets d’une eau fraîche et limpide. Cette eau me parut excellente ; j’en bus abondamment, car je mourais de soif. L’Eurotas mérite certainement l’épithète de Kallidonax, aux beaux roseaux, que lui a donnée Euripide ; mais je ne sais s’il doit garder celle d’olorifer, car je n’ai point aperçu de cygnes dans ses eaux. Je suivis son cours, espérant rencontrer ces oiseaux qui, selon Platon, ont avant d’expirer une vue de l’Olympe, et c’est pourquoi leur dernier chant est si mélodieux : mes recherches furent inutiles. Apparemment que je n’ai pas, comme Horace, la faveur des Tyndarides, et qu’ils n’ont pas voulu me laisser pénétrer le secret de leur berceau. Les fleuves fameux ont la même destinée que les peuples fameux : d’abord ignorés, puis célébrés sur toute la terre, ils retombent ensuite dans leur première obscurité. L’Eurotas, appelé d’abord Himère, coule maintenant oublié sous le nom d’Iri, comme le Tibre, autrefois l’Albula, porte aujourd’hui à la mer les eaux inconnues du Tevere. J’examinai les ruines du pont Babyx, qui sont peu de chose. Je cherchai l’île du Plataniste, et je crois l’avoir trouvée au-dessous même de Magoula : c’est un terrain de forme triangulaire, dont un côté est baigné par l’Eurotas et dont les deux autres côtés sont fermés par des fossés pleins de jonc, où coule pendant l’hiver la rivière de Magoula, l’ancien Cnacion. Il y a dans cette île quelques mûriers et des sycomores, mais point de platanes. Je n’aperçus rien qui prouvât que les Turcs fissent encore de cette île un lieu de délices ; j’y vis cependant quelques fleurs, entre autres des lis bleus portés par une espèce de glaïeuls ; j’en cueillis plusieurs en mémoire d’Hélène : la fragile couronne de la beauté existe encore sur les bords de l’Eurotas, et la beauté même a disparu.
La vue dont on jouit en marchant le long de l’Eurotas est bien différente de celle que l’on découvre du sommet à la citadelle. Le fleuve suit un lit tortueux et se cache, comme je l’ai dit, parmi des roseaux et des lauriers-roses aussi grands que des arbres ; sur la rive gauche, les monts Ménélaïons, d’un aspect aride et rougeâtre, forment contraste avec la fraîcheur et la verdure du cours de l’Eurotas. Sur la rive droite, le Taygète déploie son magnifique rideau ; tout l’espace compris entre ce rideau et le fleuve est occupé par les collines et les ruines de Sparte ; ces collines et ces ruines ne paraissent point désolées comme lorsqu’on les voit de près : elles semblent au contraire teintes de pourpre, de violet, d’or pâle. Ce ne sont point les prairies et les feuilles d’un vert cru et froid qui font les admirables paysages ; ce sont les effets de la lumière : voilà pourquoi les roches et les bruyères de la baie de Naples seront toujours plus belles que les vallées les plus fertiles de la France et de l’Angleterre. Ainsi, après des siècles d’oubli, ce fleuve qui vit errer sur ses bords les Lacédémoniens illustrés par Plutarque, ce fleuve, dis-je, s’est peut-être réjoui dans son abandon d’entendre retentir autour de ses rives les pas d’un obscur étranger. C’était le 18 août 1806, à neuf heures du matin, que je fis seul, le long de l’Eurotas, cette promenade qui ne s’effacera jamais de ma mémoire. Si je hais les mœurs des Spartiates, je ne méconnais point la grandeur d’un peuple libre, et je n’ai point foulé sans émotion sa noble poussière. Un seul fait suffit à la gloire de ce peuple : quand Néron visita la Grèce, il n’osa entrer dans Lacédémone. Quel magnifique éloge de cette cité ! (Ibid., p. 133-136)

Nous étions les deux seuls hommes vivants au milieu de tant de morts illustres : tous deux barbares, étrangers l’un à l’autre ainsi qu’à la Grèce, sortis des forêts de la Gaule et des rochers du Caucase, nous nous étions rencontrés au fond du Péloponnèse, moi pour passer, lui pour vivre sur les tombeaux qui n’étaient pas ceux de nos aïeux. (Ibid., p. 136)

On croit bien que je n'avais pas un Hérodote à la main sur les ruines de Lacédémone ; je n'avais porté dans mon voyage que Racine, Le Tasse, Virgile et Homère, celui-ci avec des feuillets blancs pour écrire des notes. Il n'est donc pas bien étonnant qu'obligé de tirer mes ressources de ma mémoire, j'aie pu me méprendre sur un lieu, sans néanmoins me tromper sur un fait. (Ibid., note a de la p. 137)

Pour moi, j’ignore si mes recherches passeront à l’avenir, mais du moins j’aurai mêlé mon nom au nom de Sparte, qui peut seule le sauver de l’oubli ; j’aurai, pour ainsi dire, retrouvé cette cité immortelle, en donnant sur ses ruines des détails jusqu’ici inconnus : un simple pêcheur, par naufrage ou par aventure, détermine souvent la position de quelques écueils qui avaient échappé aux soins des pilotes les plus habiles. (Ibid., p. 138)

Le jour finissait lorsque je m’arrachai à ces illustres débris, à l’ombre de Lycurgue, aux souvenirs des Thermopyles et à tous les mensonges de la fable et de l’histoire. Le soleil disparut derrière le Taygète, de sorte que je le vis commencer et finir son tour sur les ruines de Lacédémone. Il y avait trois mille cinq cent quarante-trois ans qu’il s’était levé et couché pour la première fois sur cette ville naissante. Je partis l’esprit rempli des objets que je venais de voir et livré à des réflexions intarissables : de pareilles journées font ensuite supporter patiemment beaucoup de malheurs, et rendent surtout indifférent à bien des spectacles. Nous remontâmes le cours de l’Eurotas pendant une heure et demie, au travers des champs, et nous tombâmes dans le chemin de Tripolizza. Joseph et le guide étaient campés de l’autre côté de la rivière, auprès du pont : ils avaient allumé du feu avec des roseaux, en dépit d’Apollon, que le gémissement de ces roseaux consolait de la perte de Daphné. Joseph s’était abondamment pourvu du nécessaire : il avait du sel, de l’huile, des pastèques, du pain et de la viande. Il prépara un gigot de mouton, comme le compagnon d’Achille, et me le servit sur le coin d’une grande pierre, avec du vin de la vigne d’Ulysse et de l’eau de l’Eurotas. J’avais justement pour trouver ce souper excellent ce qui manquait à Denys pour sentir le mérite du brouet noir. Après le souper Joseph apporta ma selle, qui me servait ordinairement d’oreiller ; je m’enveloppai dans mon manteau, et je me couchai au bord de l’Eurotas, sous un laurier. La nuit était si pure et si sereine, que la voie lactée formait comme une aube réfléchie par l’eau du fleuve, et à la clarté de laquelle on aurait pu lire. Je m’endormis les yeux attachés au ciel, ayant précisément au-dessus de ma tête la belle Constellation du Cygne de Léda. Je me rappelle encore le plaisir que j’éprouvais autrefois à me reposer ainsi dans les bois de l’Amérique, et surtout à me réveiller au milieu de la nuit. J’écoutais le bruit du vent dans la solitude, le bramement des daims et des cerfs, le mugissement d’une cataracte éloignée, tandis que mon bûcher, à demi éteint, rougissait en dessous le feuillage des arbres. J’aimais jusqu’à la voix de l’Iroquois, lorsqu’il élevait un cri du sein des forêts, et qu’à la clarté des étoiles, dans le silence de la nature, il semblait proclamer sa liberté sans bornes. Tout cela plaît à vingt ans, parce que la vie se suffit pour ainsi dire à elle-même, et qu’il y a dans la première jeunesse quelque chose d’inquiet et de vague qui nous porte incessamment aux chimères, ipsi sibi somnia fingunt ; mais dans un âge plus mûr l’esprit revient à des goûts plus solides : il veut surtout se nourrir des souvenirs et des exemples de l’histoire. Je dormirais encore volontiers au bord de l’Eurotas ou du Jourdain si les ombres héroïques des trois cents Spartiates ou les douze fils de Jacob devaient visiter mon sommeil ; mais je n’irais plus chercher une terre nouvelle qui n’a point été déchirée par le soc de la charrue : il me faut à présent de vieux déserts, qui me rendent à volonté les murs de Babylone ou les légions de Pharsale, grandia ossa ! des champs dont les sillons m’instruisent et où je retrouve, homme que je suis, le sang, les larmes et les sueurs de l’homme. (Ibid., p. 138-140)

BLIOGRAPHIE PRIMAIRE

• Chateaubriand F. R. de, Itinéraire de Paris à Jérusalem, J.-Cl. Berchet éd., Paris, Gallimard « Folio », 2005
• - , Essai historique et Génie du christianisme, M. Regard éd., Paris, Gallimard « Pléiade », 1978
• Volney, Constantin-François de Chasseboeuf, comte de, Voyage en Égypte et en Syrie (1787), J. Gaulmier éd., Paris / La Haye, Mouton, 1959

BIBLIOGRAPHIE SECONDAIRE

• Antoine Ph., Les Récits de voyage de Chateaubriand, Paris, Champion, 1997
• Berchet J.-Cl., « De Paris à Jérusalem ou le voyage vers soi », Poétique 53, Paris, 1983, p. 91-108.
• Guyot A. et Le Huenen R., L’Itinéraire de Paris à Jérusalem de Chateaubriand : l’invention du voyage romantique, Paris, PUPS, 2006
• Lund H. P., « Les tombeaux vides. Le Voyage de la Grèce de Chateaubriand » dans « L’Instinct voyageur ». Creazione del io e scrittura del mondo in Chateaubriand, F. Martellucci éd., Padova, Unipress, 2001, p. 87-98.
• Mortier R., La Poétique des ruines en France, Genève, Droz, 1974
• Notizie di viaggi lontani. L’esplorazione extraeuropea nei periodici del primo Ottocento (1815-1845), M. Bossi éd., Napoli, Guida, 1984
• Pinel M., « La Grèce imaginaire de Chateaubriand à travers l’Itinéraire de Paris à Jérusalem » dans La Redécouverte de la Grèce et de l’Egypte au XVIIIe siècle et au début du XIXe siècle, Publications de l’Université de Nantes, 1996, p. 107-115
• Poirier, Alice, Les Notes critiques d’Avramiotti sur le voyage en Grèce de Chateaubriand, Paris, PUF, 1929
• Rétat, Laudyce, « Autour du nom de Sparte. Chateaubriand, Renan, Barrès », Bulletin de la société des études renaniennes 103, 1997, p. 159-165
• Riffaterre, Michael, « De la structure au code : Chateaubriand et le monument imaginaire » dans La Production du texte, Paris, Le Seuil, 1979, p. 127-151

Chercheur: 

Session: 

8 avril