Autodénigrement et autodérision de l’écrivain voyageur : une rhétorique du chleuasme

L’attrait du récit de voyages en lui-même dépend largement des talents d’écriture du diariste, écrivain de métier ou d’occasion, mais aussi des qualités personnelles du voyageur. L’écrivain reconnu prend en général la plume avec assurance. L’écrivain d’occasion prend le double risque de se mettre en scène et d’endosser, peut-être en l’usurpant, la vie de l’écrivain de métier. Dans les deux cas se justifie l’emploi du chleuasme, figure de style consistant à pratiquer l’autodépréciation dans l’espoir d’une réfutation implicite de l’interlocuteur.

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15h45

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