discussion 3 : Poésie et voyage

Discussion 3 (après J. Soler et Y. Bellenger) M. Candaux précise les dates du texte de Virey (1609-1610) et le fait qu'il relève donc du début du XVIIe siècle et pas du XVIe. Y. Bellenger précise également qu'il s'agit d'un manuscrit, encore jamais publié à ce jour. Sarga Moussa s'adresse à Joelle Soler et apprécie son analyse du verbe "relegere" qui lie appréhension géographique et acte de lecture. J. Soler explique le lien avec les arts de mémoire, qui motivent une circulation mentale très grande des lecteurs à travers les textes. M. Candaux lui pose la question de la littérature néolatine. Elle dit en étudier seulement les modèles anciens. Elle réfère alors aux travaux de Luigi Monga. M. Lançon demande si les itinéraires romains pour sortir de l'Empire afin de commercer avec l'outre-mer sont en vers. J. Soler répond que non. M. Lançon évoque alors le pouvoir onirique des listes de toponymes pour les lecteurs contemporains, et lie cette invitation au rêve à la "verticalité lexicale" (mots mythiques tels que "l'Arabie heureuse"). Il conclut donc à la possibilité d'une poésie sans poème. J. Soler réfère au livre de Jack Goody "La raison graphique. La domestication de la pensée sauvage". S. Requemora ajoute la référence à l'article de Sophie Linon-Chipon "Dire l'exotisme (à propos des récits de Dubois et Dellon)" (actes du colloque de la Réunion). Enfin, J. Soler précise, avec F. Moureau, la différence radicale de Denys le Periegète.

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15h30