Le paysage urbain et le paysage naturel de l'Orient méditerranéen dans l'iconographie du XVIIIe siècle

Le paysage urbain et le paysage naturel de l'Orient méditerranéen dans l'iconographie du XVIIIe siècle. Nous proposons d'étudier le passage de l'illustration codifiée du paysage urbain à sa représentation pittoresque. Il sera également question de l'utilisation de l'ordre carte /plan / vue générale / vues rapprochées qui permet au lecteur de situer les différents lieux et les différents monuments dans l'espace. En effet, au début du XVIIIe siècle, les vues urbaines se servent d'un système iconique simplifié où des figures types indiquent les monuments antiques, les habitations, les églises, le mosquées, les principaux chemins, les arbres, les rivières, les collines et les montagnes. Notons aussi que pendant la première moitié du XVIIIe siècle la représentation de la nature levantine dans sa réalité reste sommaire et que les activités des habitants sont rarement illustrées. De plus, le paysage sert le plus souvent de décor pour les monuments antiques. Ce n'est qu'avec la parution du « Voyage pittoresque » que le public put voir des vues urbaines et paysagères effectuées d'après de dessins faits sur place où les personnages sont parfaitement intégrés dans la composition. Il faudra attendre le dernier quart du XVIIIe siècle pour que des artistes-voyageurs comme Jean-Baptiste Hilaire, Louis-François Cassas et Antoine-Ignace Melling réussissent à associer la topographie documentaire à la qualité artistique. En effet, la richesse thématique de leurs compositions mettant en scène l'exotisme du Levant annonce d'une certaine manière le paysage exotique de la peinture orientaliste du XIXe siècle.

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14h30