Le regard de Corneille Le Brun [Cornelius de Bruin], dans son Voyage au Levant (1714, 1725) et la mise en image d'Izmir dans quelques récits de voyage des XVIIe et XVIIIe siècles

Le regard de Cornelius de Bruin, dit Corneille Le Brun, représente pour les iconographes un ensemble impressionant de tailles douces. Si l'on considère ses deux récits de voyages, nous avons 210 tailles douces pour le "Levant" et 320 pour le voyage en "Moscovie, Perse et Indes orientales" , soit donc un total de 530 figures. Mais, outre la richesse de cet ensemble iconographique monumental, il y a la démarche réfléchie d'un viator pictor qui, à chaque instant, nous explique les conditions dans lesquelles il a réalisé le dessin ainsi que ses intentions. Le regard de Cornelius de Bruin est le fruit d'une entreprise minutieuse qui, à chaque étape de son itinéraire, collectionne en quelque sorte les prises de vues pour donner à voir un catalogue raisonné et en images de ce qu'il a vu, de ce qu'il faut voir et montrer. C'est ainsi qu'il conçoit le voyage. Il s'avère que la place d'Izmir est tout à fait originale non seulement dans le regard mais aussi dans le parcours de ce batave pérégrin. C'est peut-être là que tout s'est noué : Izmir, porte d'entrée et de sortie du Levant pour Corneille Le Brun détient peut-être la clef d'un mystère.

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10h40