Le retour par mer de Marco Polo : de la Chine à l'Europe

Marco Polo, parti pour la Chine en 1271, y est arrivé en 1273, par voie maritime jusqu'à Cathay. Parti avec son oncle, chargé de ramener de Chine divers objets, il retourne à Venise en 1295 et débute la rédaction de son récit en 1298. Son retour lui fait faire le tour de l'Inde. Les conditions du voyage sont d'abord exposées (1ère partie de la conférence), en mettant l'accent sur le peu d'événements extérieurs rencontrés. Les difficultés matérielles en revanche sont nombreuses : galères à voiles, grandes matures, mousson, tempêtes, vents, etc. Sur 600 membres de l'équipage, seuls 18 arrivent à bon port. La seconde partie de la conférence traite des "choses vues", surtout de celles considérées comme "étranges et épouvantables" : à Java, des cannibales, des éléphants, des singes, des licornes, etc. ; à Sumatra, des croyances sur la maladie, la magie et la mort, etc. Au total, ce texte de voyageur ne présente pas d'intérêt pour l'art et les religions, mais plutôt une originalité du regard à la fois géographe et anthropologue. Marco Polo montre ce qui n'a pas été vu et ce qui ne le sera plus après lui. Il est spontanément ethnologue, navigateur et marchand, mais pas politique. Fidèle à sa foi et n'envisageant pas de véritable relativisme ou scepticisme, il présente néanmoins une certaine ouverture à l'Autre. Polo n'est en fait pas réductible à une seule attitude. Avec lui, l'Orient est décrit comme une terre de prodiges à la fois admirable et épouvantable, mais toujours fascinante, ouvrant la voie au mythe chinois, qui, après lui, devra attendre la fin du XVIIe siècle et les Jésuites pour se développer. Mots-clés : Chine. conditions de voyage. curiosité. Orient. étrange. prodige.

Session: 

Chercheur: 

29 février