Le Spectacle de l’intelligence et du sentiment au XVIIIe siècle : gloire ou déchéance du cheval ?

De nombreux numéros de spectacles d’animaux savants, dont il ne reste malheureusement que peu de traces, sont présentés au XVIIIe siècle à Paris, essentiellement dans les foires, mais aussi dans la rue et sur les boulevards. Que pouvons-nous savoir de ces "personnages" ? Quels étaient leur provenance et leur coût, et que rapportaient-ils ? Le cheval escamoteur et équilibriste ou le cheval turc que l’on produisait aux foires de 1745 et de 1772 peuvent-ils être considérés, ainsi que l’affirme Nougaret dans son Histoire des chevaux célèbres, comme des "émules des acteurs" qu’ils secondent avec éclat dès qu’ils montent sur les planches ? Les spectacles du dressage et de l’équitation constituent sans doute un terrain d’essai à d’autres interventions scéniques, plus organisées dont le cheval n’est plus le seul héros ; mais le public pourtant familier avec les équidés qu’il côtoie quotidiennement, reste extrêmement friand de ces illusions scéniques. Pour un auteur comme Nougaret le danger n’est-il pas que le cheval supplante l’acteur et lui vole la scène ?

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11:15-11:45