Les Pèlerins de la Mecque, de Lesage et d'Orneval (1726) à Gluck (1764) : un Orient musical d’opéra-comique

Ancien élève de l’École Normale Supérieure, agrégé de Lettres Modernes, Dominique Quéro est maître de conférences en littérature française à l’Université-Sorbonne, et titulaire d’une habilitation à diriger des recherches. Auteur de Momus philosophe. Recherches sur une figure littéraire du XVIIIe siècle (Paris, Champion, 1995), co-éditeur avec Sylvain Menant de Séries parodiques au siècle des Lumières (Paris, PUPS, 2005) et avec Marie-Emmanuelle Plagnol d’un volume sur Les Théâtres de société au XVIIIe siècle (Études sur le XVIIIe siècle, n° 33, Bruxelles, 2005), il a co-organisé en 2009 et 2010 des colloques sur Jean-François Regnard (1655-1709), Charles Collé (1709-1783) et Charles-Simon Favart (1710-1792), dont les actes sont à paraître, tout comme un essai sur les spectacles de société dans la première moitié du XVIIIe siècle (Les amusements à la mode). Ses articles portent sur la question du rire, de la satire et de la parodie, sur l’évolution de la comédie et des formes comiques, ainsi que, plus généralement, sur les rapports entre littérature et société au siècle des Lumières. Ses travaux en cours (inventaire, étude et édition de pièces de théâtre) lui ont permis de mettre au jour de nombreux manuscrits inédits.

Les Pèlerins de la Mecque, de Lesage et d'Orneval (1726) à Gluck (1764) : un Orient musical d’opéra-comique.

Jouée à Paris par la troupe de l’Opéra-Comique à la Foire Saint-Laurent de 1726, et reprise à la Foire Saint-Germain de 1729, la pièce de Lesage et d’Orneval intitulée Les Pèlerins de la Mecque est adaptée par Gluck pour être représentée en 1764 au Burgtheater de Vienne, sous le titre La Rencontre imprévue, avec un livret revu par le comédien L. H. Dancourt. Après un rappel du contexte de création de chacun de ces spectacles associant le parlé et le chanté, on en proposera une analyse comparée en soulignant, dans la version viennoise, les processus de transformation touchant à l’intrigue et aux personnages, tout comme à la mise en musique. Il conviendra ainsi de mettre à jour, dans ces deux œuvres à succès (que prolongera L’Incontro improvviso donné par Haydn en 1775 chez le prince Esterhazy), les spécificités respectives de la peinture morale et sociale, aussi bien que de la représentation de l’Orient.

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13 mars

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