Les voyages maritimes de cinq médecins français s'étant rendu en Inde au XVIIe siècle

Une des catégories sociales que l'on attendrait peu dans les voyages maritimes sur la route des Epices est certainement celle des médecins. De fait, les navires de la Compagnie française des Indes devaient avoir sur leur rôle d'équipage, depuis 1681 seulement, un maître-chirurgien qui, comme les barbiers-chirurgiens, assurait la surveillance sanitaire. Les médecins dont il est question dans cette conférence sont plutôt des aventuriers sur la route maritime des Indes. François Bernier, Saint-Jacques dit aussi Jacques de la Palisse, Antoine Destremau, Charles Dellon et C. Biron ont eu des destins très variés. Bernier, disciple de Gassendi a écrit son voyage (1670) ; Saint-Jacques, médecin pendant quarante ans à la Cour du Grand Mogol n'a rien écrit et est revenu mourir dans sa ville natale après quelques aventures extraordinaires ; Destremau, compagnon de Tavernier, exerça à la Cour de Golconde et mourut en Inde ; Dellon publia son voyage et l'exceptionnel récit de son incarcération à Goa par l'Inquisition ; Biron, naturaliste, donna à imprimer en 1703 le résultat de ses observations. Ces voyageurs au long cours sont peu loquaces sur le voyage en mer. On y trouve cependant quelques évocations des terribles maux dont souffre l'équipage (scorbut, etc.), de pratiques comme la « pacotille » (trafic toléré au bénéfice des marins), de la mort qui rode et qui emporte les marins. Tous les trésors de l'Inde, du Mogol et de Golconde ne font pas oublier ce petit enfer du quotidien sur les navires de la Compagnie.

Mots-clès : médecine. Inde. XVIIe siècle. aventurier. compagnie de commerce.

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14 décembre