Quand les frontières s’estompent : Chevaux-danseurs et femmes-animales au music-hall.

Depuis son avènement à la fin du XIXe siècle, le music-hall est un lieu où l’extraordinaire est privilégié. A l’origine, l’espace scénique est plutôt un hybride du cirque et du caf’ conc’ où se côtoient tour de force et tour de chants. Les animaux y sont "naturellement" présents : dromadaires, lions, tigres, boas etc. Mais ils valorisent souvent l’exploit d’un dompteur, d’un artiste. Tel n’est pas le cas du cheval qui, lui, jouit d’une place particulière. L’intervention montrera qu’il a d’abord été un compagnon plus qu’un faire valoir pour les artistes en scène (les cascadeurs par exemple) où les numéros ont été jusqu’à présenter un personnage chimérique issu de la rencontre homme – animal. Enfin, la dernière revue du Moulin Rouge a permis aux chevaux d’occuper une place particulière et d’avoir un traitement privilégié équivalent à celui des danseuses. A place similaire avec les girls sur scène, leur présence trouble davantage le spectateur qui fait face à des femmes – animales et des chevaux – danseurs. La préparation journalière de l’animal - comme l’est celle des girls dans leur formation – est particulière  car elle est tendue vers le moment scénique de présentation et de performance. Les observations de terrain permettent de comprendre ces préparations et  de réaliser de quelle façon la rencontre humain / animal peut se faire sur scène. Nous examinerons comment cette dernière a été construite avec les jeunes femmes sur un véritable pied d’égalité afin qu’aucun n’annule ou efface l’autre.

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14:30-15:00