Stendhal à Rome : le voyageur, l’artiste, le diplomate

Stendhal a beaucoup aimé l’Italie et, nous le savons, il se voulait milanais. Cependant il a aussi établi un rapport profond et complexe avec Rome.
Ce rapport peut être considéré sous trois aspects différents :
Le voyageur : les séjours romains de Stendhal sont tous relativement brefs. Même quand il est consul à Civitavecchia, de 1831 à 1841, il ne reste que des périodes assez courtes dans la capitale. Cela lui permet d’avoir toujours un regard critique, et de pouvoir comparer la ville avec d’autres situations éloignées dans l’espace (Milan, Paris, Naples, Florence) ou dans le temps (la Rome antique, la Rome de la Renaissance). Ses écrits sur Rome (Rome, Naples et Florence, les Promenades, les Chroniques italiennes) sont rédigés à Paris, loin des lieux qui les ont inspirés. Tout cela contribue à la relativité du regard qui est propre du voyageur.
L’artiste : on peut considérer cet aspect du côté de l’écrivain (Rome est présente dans le Journal de Stendhal et forme un sujet d’inspiration privilégié d’une bonne partie de ses chef d’œuvres) et du côté de l’amateur, ou mieux du connaisseur passionné des arts visuels et des antiquités de Rome.
Le diplomate : malgré son aversion pour le gouvernement despotique de l’Eglise, et malgré certains défauts de son caractère, Stendhal a accompli sa mission de consul avec intelligence et finesse, ainsi que le prouvent les témoignages de ses contemporains et les études les plus récentes.
Ces trois aspects contribuent à former une âme « romaine » de Stendhal, ou mieux une image de Rome idéale qui trouve place dans la géographie intérieure de l’écrivain.

Bibliographie

Stendhal, Rome, Naples et Florence
Promenades dans Rome
Chartreuse de Parme
Historiettes romaines

Stendhal, Promenades dans Rome, nouvelle édition, texte et notes de V. Del Litto, préface de Michel Crouzet, Paris, Folio, 1997.
Stendhal, La Chartreuse de Parme, édition avec dossier, chronologie, notes et bibliographie par Fabienne Bercegol, Paris,  GF Flammarion, 2000.
Stendhal, La Chartreuse de Parme, Livre de poche, 2000, texte revu sur l'édition originale de 1839, annoté et présenté par Michel Crouzet.
Stendhal, Voyages en Italie, illustrés par les peintres du Romantisme,  Volume 1 : Rome, Naples et Florence,  Volume 2 : Promenades dans Rome, préface de Philippe Berthier, chronologie, origine des illustrations, un appendice de Stendhal, liste des peintres, table générale. Dans un fascicule séparé : notes de Pierre Brunel et de Vittorio del Litto et index des noms de personnes, de lieux et d'œuvres. 361 illustrations en couleurs. Éditions Diane de Selliers, 2002.

Stendhal, Roma, l’Italia, Roma, Edizioni di Storia e Letteratura, 1985.

Arrigo Beyle ‘romano’ (1831-1841), Roma, Edizioni di Storia e Letteratura, 2004.

Crouzet, Michel,  sur Stendhal et l’Italie :

Crouzet, Michel, Lucien Leuwen, Le Mentir vrai de Stendhal, Paradigme, 1999.
Crouzet, Michel, Stendhal, La Politique - L'Eros - L'Esthétique, Recueil d'études de Michel Crouzet, publiées entre 1965 et 1995.
Crouzet, Michel, Rire et tragique dans la Chartreuse de Parme, Octobre 2000, 318 p.
Crouzet, Michel, Stendhal en tout genre, Essais sur la poétique du Moi, Romantisme et Modernités N° 80, 1 vol., Paris, Honoré Champion, 2004.

Pour une bibliographie assez intéressante sur Stendhal voir le site www.armance.com

Bibliographie (œuvres de Stendhal citées ; études italiennes spécifiques et récentes)

Stendhal : Histoire de la peinture en Italie
Rome, Naples et Florence
Promenades dans Rome
Chroniques italiennes
Vie de Henry Brulard
Idées italiennes
La Chartreuse de Parme

Stendhal, Roma, l’Italia, Atti del congresso internazionale (Roma 1983), Roma, Edizioni di Storia e Letteratura, 1985.

Per uno Stendhal “romano”, Libri idee immagini, Catalogo della mostra, Roma, Edizioni di Storia e Letteratura, 2002.

Arrigo Beyle “romano” (1831-1841), Atti del congresso internazionale (Roma, 2002), Roma, Edizioni di Storia e Letteratura, 2004.

Luigi Foscolo Benedetto, La Parme de Stendhal, Milano, Adelphi, 1991.

André Suarès, Le voyage du condottiere, Paris, Émile Paul, 1956.

Marco Fabio Apolloni, Il mistero della locanda Serny, Milano, Ponte alle Grazie, 2003.

Letizia Norci Cagiano, Stendhal et la place du Peuple : une histoire de conquêtes et de compromis, in Stendhal, la Bourgogne, le patrimoine, Atti del congresso internazionale (Dijon, 1995), Torino, C.I.R.V.I., 1997, p. 169-181.

Chercheur: 

Session: 

13 avril 2005