Un mariage à haut risque : voyage et fiction

Lorsque l'abbé Prévost publie en 1744 Les Aventures du Capitaine Robert Lade, il annonce l'ouvrage comme une relation de voyage. Le lecteur du XVIIIe siècle, comme celui d'aujourd'hui, ne peut pas, semble-t-il, ne pas être frappé par la densité de l'élément romanesque qui se croise avec l'information géographique et historique. Ces péripéties vécues "en différentes parties de l'Asie, de l'Afrique et de l'Amérique" sont-elles rapportées, ou contées ? On sait que cet ouvrage précède de fort peu le premier volume de l'Histoire générale des voyages: impossible de ne pas s'interroger sur les possibles interférences entre les deux projets. L'étude du dispositif d'énonciation et celle de certains lieux " sensibles " du texte peut fournir des éléments de réponse, tout comme la présence dans ces Aventures de blocs informatifs dans lesquelles la présence du héros paraît bien réduite.

Chercheur: 

Session: 

11h