Du Moyen Âge au XVIe siècle

Les pèlerinages à Jérusalem et leurs récits au long du Moyen Âge et à l'aube des Temps modernes

Profitant de ce que la notion de « Moyen Âge » nous introduit à la longue durée, nous essayerons de réfléchir sur la manière dont se constitue le récit de pèlerinage entre le IVe et le XVIe siècle. Nous verrons que, sans être absolument immuable, le récit de pèlerinage présente des constantes. Nous nous interrogerons sur les causes qui permettent de parler d’une véritable matrice du récit de pèlerinage, en nous appuyant sur les récits qui eurent une importance déterminante, soit sur le genre, soit sur les mentalités – autrement dit, les succès de librairie.

Les marins portugais du temps de Zurara (1446-1453) : des ethnographes avant l'ethnographie

Zurara, hagiographe de l'infant Henri le Navigateur (1394-1460) nous montre dans sa Chronique de Guinée (1446), acquise par Louis XV pour la Bibliothèque du Roi à la mort du vice-amiral d'Estrées (1737), que les capitaines portugais de Sagres et de Lagos faisaient déjà de l'ethnographie -au milieu du XVe siècle- lorsqu'ils débarquaient sur leurs "barinels" (ancêtres des caravelles) dans l'embouchure des fleuves africains.

Paradis perdu ? Suivez le guide ! La quête de l'origine dans les récits des pèlerins de Terre sainte (Moyen Âge - XVIe siècle)

Jean Delumeau a écrit une « histoire du paradis » qui ne laisse pas grand’chose à glaner. Le contrat que les pèlerins signaient à Venise pour le voyage en Terre sainte ne prévoyait pas la visite du paradis. Dans sa relation, au XIVe siècle, Mandeville signale qu’on en a entendu parler, mais que nul mortel ne peut s’en approcher. Il serait situé vers Taprobane (Ceylan) : le paradis est du mode du ouï-dire. D’ailleurs d’après la Genèse (III), des chérubins en gardent l’entrée.

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