XIXe siècle

Les voyages imaginaires de Lamartine en Espagne

Lamartine était un homme qui aimait le voyage. Il est allé, comme tout le monde sait, en Italie et aussi en Orient. Les œuvres qu´il a écrites en témoignent. Il a eu une grande influence sur toute l'Europe. Certainement, il n´est jamais allé en Espagne, les biographes et les chercheurs sur son œuvre s´accordent sur ce point. Mais il a eu, malgré cela, une grande influence en Espagne, et il a été lu par des écrivains très représentatifs de la culture espagnole.

Lamartine en Orient, la qualité du voyageur

Ce récit de voyage mériterait un autre nom car il est bien plus riche qu'une narration d'événements ou qu'une transmission de savoirs acquis à cette occasion. D'emblée, le voyage est pour Lamartine l'occasion de rencontres qui sont elles-mêmes plus qu'occasionnelles et lui permettent d'établir de véritables amitiés. Par ailleurs, l'implication personnelle de Lamartine dans tout ce qu'il vit, éprouve et pense pendant le voyage est extrême et il faut réfléchir à ce sujet au sens qu'il donne à la mort de sa fille au cœur de cette expérience.

Jacques Cazotte et le miroir antillais : une relation à part entière

Bourguignon, Cazotte a vécu aux Antilles. Ses œuvres romanesques et sa correspondance en portent indéniablement la marque. Bien qu'il n'ait pas rédigé de relation de voyage, la correspondance qu'il entretient avec ses ministères de tutelle atteste de son intérêt pour l'organisation de l'Etat. Fonctionnant comme un miroir les Antilles lui inspirent une réflexion politique qui n'est pas dénuée d'intérêt. Entre Cazotte et le voyage se noue une relation originale : relation à part entière.

C.A. Picard et J. Dard, auteurs. Deux Bourguignons au Sénégal au XIXe siècle

Originaire de Maconge, près de Pouilly-en-Auxois, Jean Dard né en 1789, est un adepte des thèses de l'enseignement mutuel de l'Abbé Gaultier. En mars 1817, il ouvre la première école au Sénégal. C'est en Afrique qu'il rencontre Charlotte-Adélaïde Picard, une rescapée du naufrage de La Méduse. Il l'épouse et tous deux rentrent en France, où Jean se voit confier un poste d'instituteur à Bligny-lès-Beaune. C'est dans ce village que Charlotte écrit son récit La Chaumière africaine, qui paraît en 1824. En 1825 et 1826, Jean publie un Dictionnaire Français-Wolof et une Grammaire wolofe.

Anne-Marie Javouhey, une Bourguignonne et la cause des noirs : de Cluny à la Guyane

Il s'agit de l'étude d'une partie de la correspondance d'Anne-Marie Javouhey, religieuse bourguignonne fondatrice de l'ordre de Saint-Joseph de Cluny. Le ministre des colonies fera appel à cet ordre hospitalier et éducatif. A.-M. Javouhey se déplace personnellement en Afrique, aux Antilles et en Guyane où elle s'intéresse à la cause des noirs.

Caravanes évangéliques en Saône et Loire, 1835-1845

Animée par la foi du Réveil, la Société évangélique de Genève organise dès sa fondation en 1830 des campagnes d'évangélisation en terre catholique, et notamment dans les départements français voisins de la Suisse. La Saône-et-Loire devient ainsi, durant une génération, un terrain de mission pour la « sainte cohorte » de ces colporteurs itinérants qui parviennent à fonder des paroisses et dont les rapports au comité de Genève contiennent des témoignages vécus sur la mentalité des populations rurales et constituent à leur manière des relations de voyage aussi curieuses que méconnues.

Voyage en bateau à vapeur sur la Saône

Travail d'après Kauffmann, « Les bords de le Saône de Lyon à Chalon » (1851), Marandon de Montyel « Pèlerinage sur la Saône de Chalon à Lyon » (1838) et Joseph Bard « Itinéraire de Dijon à Lyon en suivant la Côte d'Or et la Saône » (1850). Il s'agit de transports réguliers de voyageurs dont les récits permettent une présentation des différentes contrées traversées. On limitera la recherche à la région de la Bourgogne.

Apports des voyageurs français à la physionomie d'Izmir tracée par Barbié du Bocage

Tancoigne, voyageur français, qui avait visité Smyrne (Izmir) en 1813 et 1814 signalait clairement son objectif dans son récit de voyage publié en 1817 : "Je ne parlerai ni de l'origine, ni de l'antiquité de la ville de Smyrne, plusieurs savants voyageurs m'interdisent d'en parler eux. Mon but n'est de rapporter que ce que j'ai vu. Je me bornerai à donner quelques notions sur l'état actuel de cette ville". C'est sans doute, Chandler qui venait au premier rang parmi les savants voyageurs que Tancoigne évoque.

Izmir vue par Alexis de Valon

Le Vicomte Alexis de Valon (1818-1851) a 24 ans lorsqu'il s'embarque en Italie pour l'Orient par une belle soirée d'avril de l'année 1842. En se conformant à la tradition, il suit le même trajet que les voyageurs précédents à bord d'un vaisseau faisant partie de l'escadre.
En quittant l'Italie, il trouve en Sicile les premiers signes de l'Orient qu'il a tant rêvé. Arrivé en Grèce, aprés avoir traversé la Méditerranée par Malte, il éprouve sa première et peut-être sa plus grande déception quand il voit devant lui un paysage qui n'est guère conforme à la Grèce de son imagination.

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