XIXe siècle

Les voyages de déportation au XIXe siècle à destination de Seychelles, des Marquises, des îles du Salut, de la Nouvelle-Calédonie et de l'île des Pins

Présentation d'une synthèse panoramique en deux temps sur le voyage de déportation : tout d'abord en rassemblant les principales données concernant l'essor historique et géographique de la notion de déportation qui, en tant que sanction pénale, s'inscrit dans une infrastructure exécutoire dont la peine exilante a pour intention de réprimer l'opposition politique et la perturbation sociale. Ainsi, le déporté est un « voyagé », embarqué pour un voyage de captivité et d'amnésie.

Réenchanter Smyrne (Lamartine et Gautier)

Alors que Chateaubriand, dans l'"Itinéraire de Paris à Jérusalem" (1811), se montre déçu de "cet autre Paris", renversant l'image traditionnelle, qui remonte lointainement à Hérodote, d'une Smyrne dont le luxe asiatique est associé à la douceur du climat ionien, Lamartine, dans son "Voyage en Orient" (1835), confère à cette ville le statut d'espace frontière, apte à relier l'Orient et l'Occident dont il annonce précisément l'"inévitable rapprochement".

La Nubie des voyageurs au XIXe siècle

Au XIXe siècle, la Nubie est à la fois une contrée connue et inconnue. Car, dès l’Antiquité, Hérodote évoque ces « Ethiopiens » qui vivent entre la première et la sixième cataracte du Nil (Livre III, Ch. 25), où l’on trouve de l’or, des éléphants, de l’ébène et des hommes d’une longévité exceptionnelle. Mais, avant le XIXe siècle, peu de voyageurs se sont aventurés en Haute-Egypte et au-delà d’Assouan. En 1820, le vice-roi d’Egypte fait occuper ce territoire réputé pour ses esclaves. Flaubert ira jusqu'à la deuxième cataracte.

Tombeaux de Chateaubriand. Méditations Poétiques sur l'art et la mort

Les deux périples que Chateaubriand relate dans son Voyage en Amérique et dans l'Itinéraire de Paris à Jérusalem font la part belle aux sépultures en tous genres. Le spectacle de la mort indienne ou musulmane est pour le voyageur l'occasion de méditations dont la mise en cohérence engage sa poétique mémorialiste. Première méditation : les monuments des Lettres et des Ails sont à l'Occident ce que les ossements des aïeux sont aux Indiens d'Amérique. Une nation, un peuple n'existent que par ce qui en symbolise la pérennité, ce qui se transmet de générations en générations.

Panorama des religions dans les Voyages en Orient (1ère moitié du XIXe siècle)

Avec l'Itinéraire de Paris à Jérusalem (1811) de Chateaubriand, les Voyages en Orient réactivent la tradition des pèlerinages. Du coup, l'appartenance confessionnelle (des voyageurs et des populations rencontrées) détermine bien souvent la perception et la représentation de l'autre. On se propose d'examiner cette question, en la limitant ici aux trois grandes religions du Livre, à partir d'un corpus d'une dizaine de voyageurs français de la première moitié du XIXe siècle.

La poétique de la religion dans Voyage en Orient de Nerval

Lorsque Nerval retrace certains rites religieux de l'Orient, le poétique rivalise avec le pictural. La richesse, la rareté des objets et du lexique caractérisent la prose dans certains récits ayant trait à la religion. Les références livresques se multiplient et se superposent. On évoquera le lien entre cette prose colorée et ouvragée et la peinture orientaliste - Camille Rogier accompagna Nerval en Orient -.

Un regard féminin sur un affrontement religieux : le Voyage à Madagascar d'Ida Pfeiffer (1857)

Le Voyage à Madagascar d'Ida Pfeïffer (1857) offre l'exemple d'un regard déstabilisé sur la religion d'un pays qui apparaît particulièrement étrange à une voyageuse pourtant très expérimentée si l'on considère le nombre des contrées où elle a séjourné, En fait, Ida Pfeïffer a la conviction qu'il n'existe aucune religion à Madagascar, sans doute parce qu'elle n'aperçoit ni dogme ni clergé ; les Malgaches, affirme-t-elle, ne croient ni en un dieu, ni en l'existence de rame.

Aloysius Bertrand : la fantaisie de la promenade

"Un soir dans une ferme" d'Aloysius Bertrand, texte antérieur au Gaspard de la nuit, se veut le récit d'une excursion qui rassemble les topoi importants du récit de voyage romantique : "Je n'ai point oublié quel accueil je reçus dans une ferme à quelques lieues de Dijon, un soir d'octobre que l'averse m'avait assailli cheminant au hasard vers la plaine, et après avoir visité les plateaux boisés et les combes encore vertes de Chamboeuf."

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