XIXe siècle

Le Valois nervalien ou la tentation orientale

Cette communication voudrait se pencher sur une fonction quelque peu inattendue, voire surprenante, du voyage "proche", par le biais de l'étude des promenades valoisiennes de Nerval. La thématique valoisienne apparaît chez Nerval avec les Vieilles Ballades françaises (en 1842) puis avec Les Faux Saulniers en 1850. Cette dernière œuvre qui est l'avant-texte d'Angélique et qui narre la recherche d'un livre, a fait l'objet d'interprétations nombreuses. L'une de celles-ci accorde au Valois un rôle de repoussoir vis-à-vis de Paris, la ville des livres.

Le refus du récit de voyage romantique : Un début dans la vie de Balzac

Deux récits de voyage figurent dans Un Début dans la vie de Balzac. Georges Marest raconte son voyage en Orient, plus précisément en Égypte et en Grèce. Joseph Bridau fait le récit de son voyage en Italie. Nous voudrions montrer en quoi ces deux récits de voyage traduisent le refus balzacien du traitement romantique de ce thème.

Clichés et intertextualité dans Un Tour en Belgique de Gautier

Le premier récit de voyage de Théophile Gautier est l'un des plus libres et des plus drôles parus sous la plume de celui qui fut peut-être le maître du genre au XIXe siècle. Parti en 1836 avec "Fritz" (Nerval) sur les routes de Flandre, Gautier en rapporte un texte où sont parodiés tous les clichés du Voyage romantique : références antiques, parcours initiatique, mais aussi exotisme obsédant, fantasmes érotiques, ou encore représentation héroïsée du moi-voyageur.

Voyage et fiction dans les Mémoires d'un touriste

L'influence du XVIIIe siècle peut être perçue dans les romans ou dans les récits autobiographiques de Stendhal et se manifeste encore largement dans les Mémoires d'un touriste. Bon nombre de digressions littéraires se développent en marge des impressions de voyage et dévoilent l'intérêt du commis-voyageur pour la littérature des Lumières. Mais au-delà de ces références culturelles, la forme du récit de voyage stendhalien conserve l'empreinte de textes du XVIIIe siècle.

Voyager : la poétique de l'arabesque dans la littérature de voyage stendhalienne

"Si le génie des littérateurs modernes est essentiellement de voyager" (M. du Camp), la facture de la littérature de voyage stendhalienne met en scène une écriture qui propose un procédé de structuration différent. Celui-ci a pour particularité de suspendre l'iconographie traditionnelle des voyages au profit d'une structure ornementale qui, au lieu de se réduire à son seul aspect décoratif, en fait le lieu d'une réflexion et d'une expérience nouvelles : celles de la littérature romantique.

Une rhétorique de la spontanéité : le cas de la promenade

En ouverture de son Voyage aux Pyrénées et en Corse, le jeune Flaubert affirme n'avoir aucune prétention littéraire : "[...] je ne tâcherai pas de faire du style ; si cela arrive, que ce soit à mon insu comme une métaphore qu'on emploie faute de savoir s'exprimer par le sens littéral." Alors même qu'il dénonce la manière de ses prédécesseurs, tout en remarquant qu'il lui faudra bien sacrifier à certains usages (comme l'emploi des mots pittoresque et admirable), le voyageur reprend l'un des stéréotypes les plus prégnants de la relation de voyage.

Récit de voyage et récit fantastique : vers une poétique de l'ailleurs

Le récit de voyage et le récit fantastique ont des liens de parenté manifestes : l'un comme l'autre relatent l'expérience d'un franchissement de "frontière", d'une rencontre avec l'autre. Tout récit fantastique est virtuellement le récit d'un passage vers une autre rive, mais il peut arriver que ce passage soit une syllepse, qu'il soit en même temps littéral et métaphorique.

Premières pages

Il s'agira d'analyser les premières pages de récits de voyage romantiques en terre étrangère qui commencent par une description des villes et des campagnes de France que le voyageur traverse. Là se dessinent de minuscules "Voyages en France", dont on voudrait ainsi dégager la poétique.
L'écriture de ces trajets et de ces espaces qui ne sont pas le propos même reprend-elle les conventions du genre ? Est-elle d'une poétique plus libre ? S'y dessine-t-il quelque chose comme une poétique de la hâte ? Comment s'y effectue le travail de la transition, ou du préambule ?

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