Au pays du Rhin. Metz - Hombourg-les-Bains - autour de Hombourg - Francfort - Strasbourg et l'Alsace

Au pays du Rhin. Metz - Hombourg-les-Bains - autour de Hombourg - Francfort - Strasbourg et l'Alsace

Auteur: 

Destination: 

Forme: 

Contenu

Itinéraire: 

Paris - Metz - Sarrebrück - Francfort-sur-le-Mein - Bad Hombourg (exc. à Francfort et à Friedrichsdorf) - Oranienstein - Ems - Nassau - Strasbourg - Kehl - Fribourg - Brisach - Montreux - Belfort

Date: 

été 1884

Type: 

voyage de cure, d’histoire politique et de mœurs, fait en chemin de fer, à pied et en bateau

Esthétique: 

«J’ai été souvent sollicité de réunir en volume mes notes d’Allemagne et d’Alsace. Je m’y décide aujourd’hui. Je parle en courant; mais ce n’est pas en courant que j’ai vu l’Allemagne. J’ai été élevé dans le commerce assidu de ses poètes. Ma jeunesse s’est nourrie de Goethe. Avant et depuis 1870, je l’ai souvent visitée, non avec le dessin prémédité d’en parler et d’en écrire, mais simplement pour en jouir, ce qui est encore, tout pesé et tout compté, le meilleur moyen de bien sentir <les mœurs des hommes et des villes>, comme dit le vieil Homère, et de les faire sentir en leur vérité si l’on s’avise de les raconter aux autres [...] Depuis 1870 les écrivains français qui se sont occupés de l’Allemagne n’ont guère donné au public que des pamphlets qui sont jusqu’à présent notre seule et médiocre revanche, ou, ce qui vaut encore moins que des pamphlets, des apologies peu réfléchies. Celles-ci, malheureusement, venaient d’hommes autorisés par leur situation, et tout inconsidérées qu’elles fussent, elles n’en ont pas moins exercé chez nous, en des provinces importantes de la chose publique, sur nos institutions scolaires par exemple, et sur la réorganisation de l’armée, une influence qui n’a pas toujours été saine. On ne trouvera dans le volume que je livre au public aucune intention de pamphlet ou d’apologie; j’y parle de l’Allemagne avec estime, mais sans prévention en sa faveur; surtout je me garde de découvrir et de louer chez elle qui n’y est pas»(II-III). «Me voici donc à Kehl! Je tâche d’oublier l’Alsace conquise. Je veux jouir sans préoccupation, comme s’il était encore à nous, du beau fleuve où tant de fois se sont retrempées nos armes. Je me suis établi sur la terrasse d’un riant Gasthaus d’où l’on voit se développer en sa magnificence sévère avec les Vosges et la Forêt Noir à l’horizon. L’air est tiède et suffisamment clair; les montagnes qui s’élèvent en amphithéâtre à droite et à gauche forment l’un des tableaux les plus splendides et les plus suaves que l’on puisse rêver; les bois et la vapeur bleue les couronnent»(285).

Références bibliographiques

Lieu: 

Paris

Année: 

1886

Editeur: 

G. Charpentier et Cie

Nombre d'exemplaires: 

II-XIV-337 p.

Format: 

in-12

Autre édition: 

Paris (G. Charpentier) 1886, II-XIV-337 p. in-12. Paris (G. Charpentier) 1886, II-XIV-337 p. in-12.