De France en Chine

De France en Chine

Auteur: 

Destination: 

Forme: 

Contenu

Itinéraire: 

Brest - île de Ténériffe - Santa-Cruz - Laguna - Agua-Guillen - Laguna - Agua-Garcia - Puerto de Orotava (exc. ds les environs, à Realejo-Alto) - Santa-Cruz - Rio-Janeiro - sommet du Corcovado - Rio-Janeiro - San-Cristovao - Rio-Janeiro - lac de Lagoa - la Tijouque - Jacarè-Pagua - la Pedra-Gouilla - Rio-Janeiro - Piedade - fonda de don Gaëtan - la Serra dos Orgâos - les Orgues - cascade de Paquequer - Novo-Friburgo - Santa-Anna - fazenda du Collége - Macacou - port d’Ascache - San-Paio - Rio-Janeiro - le cap de Bonne-Espérance - Cape-Town - Constance - Cape-Town - Half-Way-House - Stelenbosch - La Paarl - Franc-Hoeck - Dragesteen - Wellington - Wagen-Makers-Valley - La Paarl - D’Arben - Cape-Town - île Bourbon - Saint-Denis (exc. sur l’île, à la sucrerie de ‚la Nouvelle-Espérance‘, aux eaux thermales de Salassy et à Saint-Paul) - Malacca (exc. ds les environs) - Singapore - Campon-Glan - Singapore - Poulo-Pinang - Manille - Macao [- port de Malamawi - île Basilan - en descendant la rivière de Gunambarang et de Pasang’han - Holo (Soulou) - Basilan - sommet de la Grande-Govenen - île de la Petite-Govenen - Maloso]

Date: 

du 12 décembre 1843, sans date de fin précise [vers 1845]

Type: 

expédition commerciale et diplomatique, faite en bateau, en canot, en palanquin, en char, en voiture, à cheval, sur le dos de mulet et à pied

Esthétique: 

«D’ailleurs, je me sentais consolé en songeant au programme qui était offert à mon activité. J’allais, après bien des désirs avortés, bien des espérances déçues, parcourir les vastes domaines que la bonté de Dieu a donnés à l’espèce humaine; j’allais faire connaissance avec mes frères de toutes les couleurs qu’il a disséminés sur notre vaste planète; j’allais interroger le passé de l’humanité sur la terre qui lui a donné naissance; j’allais enfin conquérir mon droit de cité sur ce globe, en devenant un homme plus complet, par le fait de cette grande course à travers les peuples! Je désire de toute mon âme que ceux qui s’aventurent dans de lointains voyages portent en eux le saint enthousiasme dont j’étais possédé au départ, et qui ne m’a jamais abandonné en chemin. Mieux vaut l’exaltation de la pensée qu’un scepticisme indifférent. Les hommes d’un esprit froid, d’une imagination éteinte, n’observeront jamais bien la nature, et, quelles que soient d’ailleurs leur aptitude et leur science, ils ne comprendront pas la vie dans ses plus brillantes manifestations. Un vif intérêt, une curiosité avide, incessante, m’ont toujours soutenu pendant mon voyage; et si j’ai parfois interrompu des travaux commencés, c’était parce qu’un irrésistible besoin de réflexion et d’analyse m’obligeait à me reployer momantanément sur moi-même. Je craignais, en voyant trop, et trop vite à mon gré, de ne pas fixer assez profondément dans mon souvenir les scènes dont j’étais témoin et les lieux qui leur servaient de théâtre»(2). «La vue de la mer fait éprouver aux vieux matelots des sensations inconnues à ceux qui n’ont pas sillonné sa surface. Cette vaste étendue a pour ses rudes enfants des sourires voilés aux autres hommes, et les notes qui s’échappent de son sein forment pour leurs oreilles des concerts que le vulgaire n’entend pas. C’est que ces braves gens aiment d’amour l’immense Océan, et, comme tous ceux qui aiment, ils reçoivent de l’objet aimé leur récompense. C’est pour eux seuls qu’il a de tendres paroles et qu’il dévoile toutes ses beautés. Lorsque je montai un navire pour la première fois, la vaste solitude des mers n’éveillait en moi aucune pensée, et les bruits de ses vagues ne disaient rien à mon esprit. Mais bientôt j’appris à lire sur sa physionomie mobile, et je compris les moindres sous qu’apportait son haleine»(193). «Après une relâche de dix jours, nous reprîmes la mer et nous jetâmes l’ancre dans la rade de Macao, le 13 août 1844, huit mois après notre départ de Brest: enfin nous avions atteint le terme de notre voyage! Manille fut notre dernière étape; et j’ai consigné dans la Chine contemporaine les observations que j’ai faites pendant plus d’un an de séjour dans l’empire du milieu. Le présent volume, itinéraire complet de notre longue navigation, devrait naturellement s’arrêter ici; mais j’ai cru devoir l’augmenter de l’épisode le plus intéressant et le plus douloureux de notre expédition. La place importante que prennent dans mes récits les pays malais m’a décidé à cette addition; j’ai voulu, en quelque sorte, épuiser mon sujet en consignant dans les pages suivantes ce qu’il me restait à dire sur les populations de l’archipel indien. Les faits que je vais raconter se sont passés en mars 1845, lorsque la mission, après avoir momentanément quitté Macao, se disposait à visiter les possessions hollandaises de l’Inde, voyage de quelques milliers de lieues que nous effectuâmes en attendant que l’attaché d’ambassade, chargé de porter en France le traité conclu entre M. de Lagrené et le vice-roi Ki-ing, eût rapporté en Chine cette pièce diplomatique, revêtue de la signature de S. M. le roi Louis-Philippe»(338-339).

Références bibliographiques

Lieu: 

Paris

Année: 

1855

Editeur: 

L. Hachette & Cie

Nombre d'exemplaires: 

390 p.

Format: 

in-16

Annexes: 

couv. ill.