Excursions en Roumélie et en Morée

Excursions en Roumélie et en Morée

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Contenu

Itinéraire: 

Athènes - Eleusis - Mandra - Vilari - Palæo-Koundoura - ruines de Ghyphto-Castron - khani de Casa - le Cithéron - Thèbes - Kokla - l’Asopus - Platée - Arkopodi - Leuctres - Thespios - Mazi - khani de Siakho - Vrastamitis - Pétra - Lébadée - Chéronée - monastère de Hosios-Loukas - Stira - Distomon - Arakhova - Delphes - Khrissos - Itéa - Paléa-Scala - Galaxhidi - Vistrinitza - Æghium - Lépante - Patras - îlot de Haghios-Sosti - Missolonghi - Patras - Panormus - Psatopyrgos - Æghium - Perdicaki - monastère des Taxiarques - Klapatsouna (Plataniotissa) - Zachlorou - monastère du Mégaspiléon - Kalavryta - monastère de Haghia-Lavra - Mazéika - ruines de Clitos - le Ladon - khani de Dara - Lévidhi - plaine de Mantinée - Tripolis - ruines de Pallantium - Frankovrissi - Sinano (exc. à Mégalopolis) - Képhalovrissi - Castanià - rive de l’Eurotas - Palæokhano - Sparte - Caryæ - Arakhova - Haghios Sostis - Piali - Akladocambos - ruines d’Hysies - Myli - Argos - Mycènes - temple de Héra - Tyrinthe - Naupli - île de Spetzia - île de Hydra - Poros - Égine - Athènes (exc. au mont Hymette, à Liossia, à Ménidi, à Tatoï, à Képhissia, au Pentélique, à Patissia, à Ilissia, à Ambélokipi, à Stavros, à Marathon, à Eleusis et ds les environs) [- Le Pirée]

Date: 

à partir du mois de juillet 1860, sans date de fin

Type: 

voyage historique fait à cheval, en bateau à vapeur et en barque à voile

Esthétique: 

«Depuis l’insurrection de 1821, - ce 89 de l’Orient, - la Grèce n’a pas cessé d’occuper l’attention des Occidentaux. Mais on a pu, dès cette époque, constater dans la presse occidentale deux tendances très-différentes. Les uns, comme le Français Pouqueville, saluaient avec enthousiasme la résurrection de la patrie des Socrate et des Platon et lui prédisaient les plus heureuses destinées. D’autres, à l’exemple du Tyrolien Fallmerayer, contestaient systématiquement tous ses titres à la sympathie du monde civilisé et s’efforçaient, par tous les moyens dont ils disposaient, de la rendre odieuse et ridicule aux yeux des nations chrétiennes. La guerre de Crimée a naturellement augmenté le nombre des adversaires que les Hellènes avaient déjà en Occident»(VII). «Afin de ne pas tomber dans les exposés systématiques que j’ai moi-même blamés, je me suis plutôt occupée, pendant mon séjour en Grèce, à recueillir de nombreuses observations, qu’à faire des théories. Animée d’un vif désir d’être impartiale, j’ai écouté les hommes de tous les partis, étudié toutes les classes et interrogé avec autant de soin les chevriers du Parnasse et les pâtres arcadiens que les phanariotes, les professeurs et les théologiens d’Athènes. J’ai sans doute rapporté de mon voyage une impression favorable à la Grèce, mais je crois pouvoir me rendre le témoignage de n’avoir usé d’aucun artifice pour la faire partager à mes lecteurs. A mon avis, les Hellènes ne sont pas plus exempts de travers et même de défauts que les autres membres de l’imparfaite postérité d’Adam. Mais j’ai trouvé chez eux un amour sincère de la patrie, un goût pour l’instruction fort rare dans l’Europe orientale, un vif désir de mériter les sympathies du monde civilisé, une fois sincère dans l’avenir de leur beau pays, foi qui leur a fait supporter héroïquement les souffrances d’une lutte inégale contre les forces du vaste empire des sultans. Grâce à ces sentiments généreux, cette poignée d’hommes, qui est redevenue une nation, pourrait bien former un jour un puissant État, si les descendants des héros de la guerre de l’indépendance imitent leur abnégation et leur courage en se préservant des erreurs et des fautes qui ne leur ont pas permis de terminer leur œuvre»(XI-XII). «J’ai toujours pensé qu’on connaît très-mal un pays quand on s’est borné à un séjour plus ou moins long dans la capitale. Pourrait-on se vanter d’avoir des notions exactes sur les montagnards d’Uri ou sur les paysans du Valais quand on s’est contenté d’habiter Berne? Londres est loin d’offrir les mêmes spectacles que les plaines de l’Irlande et les défilés de l’Écosse. Paris ne donne pas au voyageur la moindre idée de la sauvage Bretagne et de la triste Sologne. Aussi ai-je l’habitude, [...], de parcourir les bourgs et les villages avant de me faire sur la situation d’une contrée une opinion définitive. Fidèle à ce principe, après avoir passé plusieurs semaines dans l’Attique et à Athènes, dans la famille de M. G. G. Pappadopoulos, je me décidai à visiter les provinces du royaume hellénique»(3-4).

Références bibliographiques

Lieu: 

Zurich/Paris

Année: 

1863

Editeur: 

Meyer et Zeller/J. Cherbuliez

Volume: 

2 vol.

Nombre d'exemplaires: 

XII-585, 668 pp.

Format: 

in-18

Annexes: 

portr.