La Grèce du soleil et des paysages

La Grèce du soleil et des paysages

Auteur: 

Destination: 

Forme: 

Contenu

Itinéraire: 

Alexandrie - Athènes - Lefsina - Éleusis - Tanagra - Thèbes - Chalcis - Eubée - Le Grand-Creux [Aulis] - Chalcis - Aedipso - Xérochori (exc. ds les environs) - Aedipso - Corinthe - Mycènes - Nauplie - Vourlia - Sparte - Trypi - Kalamata - Mistra - Pyrgos - Olympie - Patras - Delphes [Itéa - Krysio - Itéa] - Pirée

Date: 

à partir du 27 juin 1906, sans date de fin

Type: 

voyage esthétique fait en bateau, en chemin de fer et en barque

Esthétique: 

déd. «A Henri de Régnier, au poète des Jardins de France et des Grands paysages classiques» «[...] Je n'ai pu comprendre la ruine sans l'accompagnement de son paysage. Et cette disposition d'esprit qui consiste à replacer chaque chose dans son milieu, m'a amené petit à petit à reviser mes idées sur la Grèce antique. La Grèce littéraire, que j'apportais dans ma mémoire, devait nécessairement se transformer au contact de la Grèce réelle»(VI). «[...] je voudrais acheminer nos gens de lettres vers une conception plus positive du passé hellénique»(XXVII). «C'était un soir du Poussin, un paysage d'idylle qui s'achevait en apothéose. Tout resplendissait dans la vaste lueur vermeille [...] Au milieu des ruines, coupole d'éméraude dorée par le couchant, la colline du Kronion se voilait d'une brume imperceptible, comme un autel des sacrifices sous une fumée d'encens»(231-232). «En tout cas, c'est du jour où il [Chateaubriand] est passé à Sparte, que la Grèce antique a commencé à vivre sous des couleurs plus vraies dans son imagination et dans celle des hommes d'Occident. D'habitude, on lui refuse cette vérité de la vision, parce qu'il a la magnificence du style. On conteste l'exactitude de ses descriptions, ou le chicane sur le détail, alors qu'on se montre beaucoup moins exigeants avec d'autres qui ne sont pas plus exacts, mais qui flattent notre manie d'impressionisme, notre préférence pour le fugitif et l'instantané. Ceux-là ne s'évadent guère hors du monde flottant de la sensation. Chateaubriand, lui, est un descriptif de l'ordre intellectuel. Son œil, en même temps qu'il voit, élimine et compose, ne retient des objets sensibles que la matière d'une idée, et, si son être vibre tout entier au contact des choses, cet émoi lyrique s'achève toujours en contemplation. Son objet propre, le résidu de la sensation qui demeure toujours vrai pour la pensée, - la face éternelle des paysages»(200-201).

Références bibliographiques

Lieu: 

Paris

Année: 

1908

Editeur: 

E. Fasquelle

Nombre d'exemplaires: 

XXX-299 p.

Format: 

in-12