L'Empire chinois, faisant suite à l'ouvrage intitulé Souvenirs d'un voyage dans la Tartarie et le Thibet

L'Empire chinois, faisant suite à l'ouvrage intitulé Souvenirs d'un voyage dans la Tartarie et le Thibet

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Contenu

Itinéraire: 

Ta-tsien-lou - Lou-ting-khiao - Tsing-khi-hien - Ya-tcheou - Khioung-tcheou - Tching-tou-fou - Kien-tcheou - Tchoung-king - Tchang-cheou-hien - Leang-chan-hien - Yao-tchang - le Yang-tze-kiang - Fou-ki-hien - Ou-chan - Pa-toung - le Yang-tze-kiang - Kouei-tcheou - I-tchang-fou - I-tou-hien - Song-tche-hien - le Yang-tze-kiang - Kin-tcheou - Kuen-kiang-hien - Tien-men - Han-tchouan - lac Ping-hou - Han-yang - Ou-tchang-fou - Kouang-tsi-hien - Hoang-meï-hien - Hou-keou - lac Pou-yang - Nan-tchang-fou - le Tchang - Nan-hioung - le Kiang - Canton - Macao

Date: 

du début de juin au début d'octobre 1846

Type: 

voyage de mœurs fait en palanquin et en jonque

Esthétique: 

«[...], à défaut d'autre mérite, nos observations sur les Chinois auront, au moins, un caractère d'actualité, puisque nous les livrons au public au moment où la situation politique de ce grand peuple excite l'attention et l'intérêt de tous les esprits»(2e éd/I/II). «Cette seconde partie de nos voyages roulera exclusivement sur la Chine, et nous essayerons de détruire, autant que possible, les idées erronées et absurdes qui ont couru de tout temps sur le peuple chinois. [...] La cause de ces erreurs n'est pas difficile à trouver, et on doit la chercher dans les relations publiées, à diverses époques, par ceux qui ont pénétré en Chine, et dans celles surtout écrites par des personnes qui n'y ont jamais mis le pied»(2e éd./I/XV). «Ils (sc. les missionnaires au XVIe siècle) ne virent pas toujours le mal, s'exagérèrent souvent le bien, et publièrent de bonne foi des relations qu'à leur insu, sans doute, ils embellissaient un peu trop. [...], ils (sc. les missionnaires modernes) ont publié des relations où la Chine est représentée sous des couleurs peu riantes. Ils ont, sans le vouloir, exagéré le mal, comme leurs devanciers avaient exagéré le bien, et cette différence dans les appréciations a produit des récits contradictoires, qui n'étaient pas de nature à jeter un grand jour sur la société chinoise. Pour augmenter la confusion, il était juste que les touristes fournissent leur contingent, et certes ils n'y ont pas manqué. Il est peu de voyageurs, attirés par la curiosité ou l'intérêt, soit à Macao, soit sur quelque autre point du littoral chinois, qui n'aient éprouvé le besoin de faire savoir au monde, du moins par la voix des journaux, qu'ils avaient visité l'empire céleste. Quoiqu'ils n'aient presque rien vu, cela ne les a pas empêchés d'écrire beaucoup et de s'appliquer à dénigrer les Chinois, par la raison toute simple que les missionnaires en avaient autrefois fait l'éloge. Le plus souvent, ils se sont inspirés, dans leurs écrits, de quelques relations d'ambassades, qui, malheureusement, jouissent encore d'une certainte autorité, [...]»(2e éd./I/XVII-XVIII). «Ce n'est pas assurément en parcourant le pays de cette manière, ou en séjournant quelque temps dans un port à moitié européennisé, que l'on peut arriver à connaître la société chinoise. Pour cela, il faut s'être, en quelque sorte, identifié avec la vie des Chinois, s'être fait Chinois soi-même et l'être demeuré longtemps. [...] Ceux qui liront notre voyage en Chine ne doivent pas s'attendre à trouver dans notre narration un grand nombre de ces détails édifiants, si pleins de charmes pour les âmes croyantes et pieuses, et qu'on serait peut-être en droit de rechercher dans des pages écrites par un missionnaire. Nous avons eu l'intention de nous adresser à tous les lecteurs, de faire connaître la Chine et non pas de retracer exclusivement les faits qui concernent nos missions; c'est dans les Annales de la propagation de la foi qu'on doit lire ces relations intéressantes, [...]. Pour nous, notre but s'est borné à donner une esquisse du théâtre de cette guerre toute pacifique et á faire connaître les populations que l'Église de Dieu veut soumettre à son empire et faire entrer dans son obéissance. [...] On trouvera dans notre récit beaucoup de choses qui paraîtront peut-être invraisemblables, surtout si l'on veut s'en rendre compte à l'aide des idées européennes, et sans se placer, qu'on nous permette cette expression, au point de vue chinois. Cependant nous aimons à penser qu'on voudra bien avoir confiance en notre sincérité, [...](2e éd./I/XXI-XXIII). «Les chemins de fer, les bateaux à vapeur, les voitures de poste, tous nos moyens prompts et rapides de locomotion sont assurément des inventions merveilleuses, que tout le monde admire et qu'on ne manque jamais d'apprécier beaucoup, quand on est pressé de se transporter quelque part; mais il faut convenir que ces voyages accélérés sont entièrement dépourvus d'intérêt. On pourrait parcourir de cette façon la terre entière sans avoir aucune idée des pays qu'on aurait traversés et des peuples qu'on rencontrerait. C'est bien aujourd'hui qu'il est vrai de dire que les voyageurs sont colportés en Europe, absolument comme des ballots de marchandise»(2e éd./II/449-450).

Références bibliographiques

Lieu: 

Paris

Année: 

1854

Editeur: 

Libr. de Gaume frères

Volume: 

2 vol.

Format: 

in-8

Autre édition: 

Paris (Gaume frères) 1857, 3e éd., 1862, 4e éd., 1879, 5e éd.

Réédition: 

Paris (Libr. de Gaume frères) 1854, 2e éd., 2 vol., XXVIII [XXIV]-471, IV-487 pp., carte