Les Indes et l'Extrême Orient. Impressions de voyage d'une Parisienne

Les Indes et l'Extrême Orient. Impressions de voyage d'une Parisienne

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Destination: 

Forme: 

Contenu

Itinéraire: 

Paris - Aix-les-Bains - Turin - Magenta - Milan - Goritz - Trieste - Brindisi - Port-Saïd - Suez - Aden - Bombay - Poonah - Tripati - Madras - Pondicherry (exc. à Villenour) - Colombo (exc. à Kandy, à Lavinia et sur l'île de Ceylan) - Singapour - Saïgon (exc. à Cholem, sur l'île des Cocotiers et ds les environs) - Hongkong - Wousoung - Kobe - Yokohama - Tokio - Yokohama - Saïgon - Singapour - Colombo - Port-Saïd - Alexandrie - Marseille - Paris

Date: 

du 15 juillet au mois de septembre 1888

Type: 

voyage touristique et de mœurs, fait en train, en paquebot, en voiture, en pousse-pousse et en djinriski

Esthétique: 

«Qui a bu boira! Quiconque a voyagé ne peut plus tenir en place! Quand une fois on a goûté pendant des mois et des années les émotions que les déplacements apportent au globetrotters, c'est avec un nouveau plaisir, une nouvelle ardeur que l'on se remet en route, après s'être retrempé quelque temps dans les douceurs du home. Et voilà pourquoi ce soir [...], je suis de nouveau installée dans le train [...]»(1-2). «J'ai pour principe, en voyage, de ne pas perdre mon temps. J'ai fait des milliers de lieues pour voir et j'ai hâte de voir. Aussi, je ne reste pas longtemps en place et, à peine débarquée, j'aime à courir de-ci de-là, mon carnet de notes à la main et notant au passage les impressions ressenties. J'ai pourtant déjà bien vu de choses dans mes pérégrinations lointaines, mais le nouveau m'attire et me séduit toujours, et je ne puis résister au plaisir d'en voir encore et encore. J'ai vu l'Amérique du Nord, que j'aie parcourue de l'est à l'ouest, du nord au sud; j'ai vu les luxuriantes Antilles, le pays des ananas et des langoureuses mulâtresses; j'ai visité l'Amérique du Sud et j'ai consigné, dans un précédent volume, le récit de ces voyages. Je devrais donc être quelque peu blasée sur les spectacles divers qu'offrent à l'Européen des pays qui diffèrent totalement des nôtres, sur des mœurs, des coutumes, des habitudes et des manières de vivre qui n'ont rien de commun avec celles de nos contrées. Eh bien, non! Je ne puis me lasser de regarder autour de moi; d'observer tout ce monde, étrange à mes yeux, qui s'agite et qui pense d'une autre façon que nous, qui vit autrement que nous et pour qui nos coutumes doivent être aussi un sujet d'étonnement. Il est vrai que si l'Oriental s'étonne de quelque chose, il n'en laisse généralement rien paraître et conserve son apparente indifférence. Ce désir de voir et de voir tout de suite, cette impatiente curiosité, si naturelle chez une voyageuse, [...]»(170-172). «La pluie a cessé et le soleil brille resplendissant. Sous le double abri de mon ombrelle et de l'épais feuillage des arbres, je jouis, en raison de la brise qui règne en ce moment, d'un véritable bien-être; je m'arrête à chaque pas, émerveillée; il y a beaucoup de monde dehors; beaucoup d'officiers, les uns à pied, les autres en voiture, conduisant eux-mêmes, et des dames vêtues selon les dernières modes que le dernier paquebot a apportées de France. Je reste là, plantée au milieu de cette foule, clouée par l'admiration, tellement le spectacle est splendide. Ah! que la France possède ici [sc. à Saïgon] un beau bijou de colonie!»(186-187).

Références bibliographiques

Lieu: 

Paris

Année: 

1888

Editeur: 

chez l'auteur

Nombre d'exemplaires: 

VII-304 p.

Format: 

in-16