Les pèlerins d'Orient. Lettres artistiques et historiques sur un voyage dans les Provinces danubiennes, la Turquie, la Syrie et la Palestine avec mission du Gouvernement

Les pèlerins d'Orient. Lettres artistiques et historiques sur un voyage dans les Provinces danubiennes, la Turquie, la Syrie et la Palestine avec mission du Gouvernement

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Forme: 

Contenu

Itinéraire: 

[Paris -] Bruxelles - Cologne - Hanovre - Brunswick - Berlin - Breslau - Vienne - Theben - Presbourg - Komorn - Wissegrad - Pesth - Neu-Orsova - Gladova - Giurgewo - Bucharest - monts Krapacks - Galatz - Varna - Constantinople (exc. ds les environs) - Mételin - Smyrne - Rhodes - Chypre - Beyrouth - Malaca - Thalia - Balbeck - Zebdeni - Damas - kan de Zara - Jourdain - Djisr Beni Yacoub - Safed - lac de Tibériade - Tibériade - Cana - Nazareth - Kalaad Sanour - Naplouse - Jérusalem (exc. ds les environs) - Bethléem - Jérusalem - Abou-Gosch - Ramlah - Jaffa - Kaled - Césarée - Caïffa - Mont-Carmel - Caïffa - Saint-Jean d’Acre - Beyrouth - Alexandrie - Malte - Marseille

Date: 

du mois d’août au 30 novembre 1850

Type: 

pèlerinage et voyage historique en mission du Ministère de l‘Intérieur, fait en bateau, en chemin de fer, en voiture, en caravane, à cheval et sur le dos d‘âne

Esthétique: 

«Il me reste à dire qu’au milieu des circonstances où nous sommes, abordant le récit d’un voyage en Orient, il m’aurait été facile de prêter à mon livre un surcroît d’actualité, en mêlant à la narration des choses qui me touchent, le détail des faits où des actes de la politique générale. Je ne l’ai pas voulu, je me suis même efforcé de me tenir à l’écart de toute influence étrangère à ma mission ou à mon sujet; en un mot, je me suis interdit de la façon la plus rigoureuse, aussi bien le contact avec le passé que l’empiétement sur l’avenir»(XIV-XV). «En face de ce monde nouveau, oui nouveau à force d’anciennes habitudes, nouveau à force de vétusté, trois voies également larges s’ouvrent aux recherches. Dans cette mère patrie de l’Islam, l’Européen qui s’arrête et qui médite peut fixer son examen sur trois ordres d’idées bien différents: la civilisation, la politique, les monuments. L’étude de la civilisation appartient par excellence au philosophe, à l’économiste, mais je ne suis pas plus économiste que philosophe. Les remarques sur la politique, les considérations sur la destinée plus ou moins prochaine de l’empire de Mahomet II, sont le propre de l’historien, de l’homme d’État, du législateur. De si hauts labeurs ne sont pas les miens. Reste donc l’appréciation des édifices, tant ceux légués par le passé que ceux érigés par l’âge moderne; reste Constantinople avec ses mosquées, ses kiosques, ses minarets, ses cimetières, avec ses remparts et ses faubourgs, avec ses débris où les souvenirs de la Grèce se mêlent à ceux des maîtres du Bas-Empire et de leurs derniers vainqueurs, en un mot Constantinople avec sa physionomie monumentale, dont j’ai essayé de saisir les traits, parce que je suis artiste, parce que l’art, surtout l’art envisagé au point de vue architectonique est mon étude de prédilection, parce qu’enfin cette tâche rentre essentiellement dans la série ordinaire de mes travaux. Ces réflexions et beaucoup d’autres auxquelles je m’abandonnais, la tête appuyée sur ma main à l’un des angles du balcon de l’hôtel d’Angleterre, furent soudain interrompues par un bruit bien doux à l’oreille quand on est loin du pays, car c’était un bruit de voix françaises»(63-65).

Références bibliographiques

Lieu: 

Paris

Année: 

1854

Editeur: 

E. Dentu

Nombre d'exemplaires: 

XVIII-554 p.

Format: 

in-12

Annexes: 

cartes