L'Inde anglaise en 1843

L'Inde anglaise en 1843

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Forme: 

Contenu

Itinéraire: 

Londres - Ville du Cap - Grande Constance - Newlands - Ville du Cap - Madras - Sadras (Sadraspatnam) - Tempacum - Pondichéry - Cuddalore (Goudalour) - Pondichéry - Madras - Nellore - Ongole - Rumpechurlah - Nacrykal - Poundigol - Warrapilly - Murrulgoudum - Tipurty - Opaul - Hyderabad - Bolarum - Secunderabad - Chaderghât - Hyderabad - Chaderghât - Bolarum - Bider - Aurungabad - Dowlutabad - Rozah - Ellora - Bolarum - Chaderghât - Seroonaggar - Chaderghât - Shumshabad - Palmacul - Faraknaggur - Balanaggar - Juddcherla - Paulmoor - Dewarcoudra - Marcol - Maktal - Kirah - Rachore - Yeraghery - Madaveram - Hiratoumbalam - Adony - Ballour - Bellary - Cuddigol - Gountacol - Berracherrou - Gouthy - Tadpotrie - Shetti-Warripilly - Tchelamacour - Appiapelly - Cuddapah - Bonkrapett - Contadarpett - Royachetty - Kurkurra - Mahal - Colloor - Damulchenor - Chittoor - Vellore - Arcot - Arnee - Chittapet - Tallar - Teindevanum - Valdaour - Pondichéry - Pallicondah - Lallpett - Nackenairy - Betmungalum - Colar - Ooscottah - Bangalore - Soulourpet - Coangol - Ballour - Chinroypatam - Hassan - Kassan-Aly - Bakh - Saumwarpett - Bakh - Mercara - Jumboor - Ramsamy-Conoway - Balkpoor - Kittoor - Yertora - Polally - Seringapatam - Tchinapatam - Beded - Bangalore - Bellary - Courtenay - Dirijie - Kammalpour - Vijayanagar - Bellary

Date: 

du 1er janvier 1831 à la fin de mars 1836 (séjour jusqu’en 1840)

Type: 

voyage militaire et de mœurs, fait en bateau, en palanquin, à cheval et sur le dos d’éléphant

Esthétique: 

«Bien que mon but immédiat fût de retourner vers ma famille, je me proposais en même temps d’entreprendre un long pélerinage pour visiter les localités les moins connues de l’Inde anglaise, et de recueillir toutes les données nécessaires afin d’en extraire plus tard l’analyse politique et l’histoire contemporaine de son gouvernement»(1845/I/4-5). «Nous nous sommes peut-être trop long-temps étendus sur un sujet sérieux et bien vaste pour l’intercaler entre les pages d’un journal. Mais si peu de Français ont eu l’occasion de visiter ce pays depuis qu’il nous a échappé, son existence politique me paraissait d’ailleurs si complétement inconnue non-seulement de la généralité de nos lecteurs, mais même en Angleterre, et tellement passée dans le domaine de la fable, que j’ai cru devoir appuyer un peu sur mon esquisse pour faire prévaloir la vérité et pour la rendre plus claire et plus utile à ceux qui pourraient un jour marcher sur mes traces. Il est temps cependant d’en revenir à mon récit»(1845/I/201). «[...]: ce que j’offre au public, ce sont des pages détachées de mon journal, écrites sans prétention, sous l’impression du moment, souvent à la hâte, [...] Mes lecteurs voudront bien aussi se rappeler que j’ai déposé tout récemment le sabre pour la plume; que pendant dix ans j’ai été absent de mes foyers, n’entendant autour de moi que le murmure d’une langue étrangère; que si mon cœur est resté fidèle, réfléchissant toujours le doux ciel de la France, mon expression peut quelquefois me trahir: l’instrument long-temps négligé a dû se rouiller»(1845/II/XVI-XVII, Préface de la première édition). «Enfin j’ai cru pouvoir employer les premières pages de mon journal, celles où j’avais inscrit ces premières impressions du voyageur toujours les plus vives et les plus fidèles, comme un cadre à tiroir dans lequel il était assez commode de faire passer successivement en revue les mœurs, les coutumes, les préjugés, la vie sociale des peuples dont je me préparais à expliquer la vie politique, dont j’allais interroger le passé et calculer l’avenir. Il me semblait nécessaire, au moment d’initier pour la première fois mes compatriotes aux combinaisons de la politique de l’Inde, de les transporter d’abord quelque temps dans l’atmosphère locale, de les acclimater en quelque sorte; mais je ne dois point abuser de la patience du public et cet extrait devra lui suffire. [...] Les questions qui vont se présenter sont désormais trop vastes pour les pages fugitives d’un journal, pour les mêler aux petits accidens de la vie d’un homme. Il est temps que l’auteur disparaisse personnellement de la scène, en sollicitant l’indulgence du lecteur pour l’avoir contraint de suivre sur une terre inconnue ses premiers pas encore chancelans. Maintenant la route est facile; quoique explorée pour la première fois, elle est suffisamment jalonnée par les notes qui ont fait l’objet du premier livre. Le lecteur s’y retrouvera sans peine, et les hautes questions de politique qui vont passer sous ses yeux, compenseront peut-être la monotonie et le peu d’importance de ces premiers détails»(1845/II/384-386). «Il est temps, avons-nous dit, d’abandonner le journal nécessairement diffus et limité du voyageur et de nous élever, de simples descriptions de localités qui présentent toujours à-peu-près les mêmes caractères dans un rayon de peu d’étendue, à ce tableau général que nous nous sommes proposé d’esquisser à grands traits. Il est temps de laisser la monotone histoire d’un jeune lieutenant tournant dans un cercle étroit d’oisives garnisons, pour suivre le développement et la marche d’un grand empire»(1845/III/1-2).

Références bibliographiques

Lieu: 

Paris

Année: 

1844

Editeur: 

Comptoir des Imprimeurs-Unis

Volume: 

2 vol.

Format: 

in-8

Réédition: 

L’Inde anglaise en 1843-1844, Paris (Comptoir des Imprimeurs-Unis Comon & Cie) 1845, 2e éd. augm., 3 vol., III-416, XIX-388, III-411 pp. in-8. L’Inde anglaise avant et après l’insurrection de 1857, Paris (Libr. de L. Hachette & Cie) 1857-1858, 3e éd. revue et augm., 2 vol., VII [III]-511, III-340 pp. in-18, carte