Terres de soleil et de sommeil

Terres de soleil et de sommeil

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Forme: 

Contenu

Itinéraire: 

Matadi - le Congo - la Sangha - Nola - N'Gombo - Bania - Carnot (Mambéré) - Baouar - Ouantonou - Pao - Kao-Guienn - Bem - Habi - Nakanndi - Tohan - Gasa - Gaki - Bandzaï - Gombaï - N'Digué - Bohon - Lamé - Maëzan - Toaré - Bichi Mafou - Bappi - Bichi Malfi - Zâlé - Dagon - Bikouloum - Léré - Ellboré - Momboré - Binder - Mindeffa - Ellboré - Léré - N'Draï-Golo - Dioumane - Laï - Hamgar - Baikikimi - Tambaï - Bomou - Bimbal - Ngara - Bédiala - Nasia - Bébal - Ghili - Békoun - Beyolmien - Dingué - Ngara - Tekel - Doba - Béti - Béloum - Vlété - Yakoundé - Yadé - Bouala - Zaourou-Yenga - Bayanga - Zotoua - Ouannou - Saragouna - Carnot (Mambéré) - Bania - la Sangha - Ouesso - le Congo - Brazzaville (- Paris)

Date: 

du 15 septembre 1906 à la mi-septembre 1907

Type: 

voyage militaire et philosophique, fait en bateau, en pirogue, à pied et à cheval

Esthétique: 

«Les minutes les plus heureuses de la vie sont peut-être celles où l'on se souvient des voyages accomplis et des aventures lointaines»(1947/XIX). «Vous m'avez initié, mon Commandant, à une vie nouvelle, la vie rude et primitive de l'Afrique. Vous m'avez appris à aimer cette terre de héros que vous parcourez sans trêve depuis près de quinze ans. Je vous dois d'avoir donné à ma vie sa raison et son but»(1947/XX-XXI). «Ces essais ne veulent que donner quelques aspects de la vie africaine; leur seul mérite est d'avoir été écrits avec amour. L'Afrique, vous le savez, a ses fidèles. Cette terre insigne nous rend meilleurs; elle nous exalte, et nous élève au-dessus de nous-mêmes, dans une tension de l'âme où le rêve et l'action se pénètrent. J'ai voulu donner les raisons de mon trouble, lorsque vous me conduisîtes parmi ces landes, ces rochers, et ces plaines lumineuses»(1947/XXII-XXIII). «Ah! pourquoi s'arrêter jamais et jeter l'ancre? Le voyage, n'est-ce pas le rêve lui-même qui se réalise sous des formes sans cesse nouvelles, sans s'épuiser jamais et sans mourir?»(1947/214). «Nous voulons que la grande aventure serve à notre santé morale, à notre perfectionnement. L'Afrique est un des derniers refuges de l'énergie nationale, un des derniers endroits où nos meilleurs sentiments peuvent encore s'affirmer, où les dernières consciences fortes ont l'espoir de trouver un champ à leur activité tendue»(1947/226). «Mais ici, sur la terre des Barbares, je reprends de l'espoir; je crois encore en la bonté de l'action, et qu'elle saura dominer la paresse des faibles. C'est le dernier bienfait de l'Afrique, de m'aider à me reconnaître, parmi toutes les misères de notre époque»(1947/228-229). «Jamais, plus qu'aux belles heures de marche sous le soleil du Tropique, je n'ai éprouvé de joie à me répéter à moi-même cette phrase si simple et si bienfaisante: <Je suis soldat français>. Ces mots-là, c'était comme le refrain forcé, la prosodie de toute l'Afrique. Chaque objet me les suggérait et semblait les approuver. Comment s'étonner que cette lumière qui me venait tout à coup, m'intéressât plus que les paysages de ma route et les rencontres de mon voyage?»(1947/231). «Maintenant je ne vois pas d'emploi plus digne de la vie que de partir vers les pays lointains, et d'user ses chaussures sur des terres nouvelles, par delà nos mers et nos océans. De telles équipées nous rendent meilleurs et nous font mieux comprendre l'innombrable beauté. Je partirai encore vers d'autres cieux. Toutes les patries sont belles pour un cœur chaleureux et pour des yeux aimants»(1947/243).

Références bibliographiques

Lieu: 

Paris

Année: 

1908

Editeur: 

Calmann-Lévy

Nombre d'exemplaires: 

VIII-265 p.

Format: 

in-16

Réédition: 

Terres de soleil et de sommeil. Préface de Mgr. A. Le Roy, Paris (Louis Conard) 1947, XXVII [XXIII]-265 p.