Un mois de séjour dans les Pyrénées

Un mois de séjour dans les Pyrénées

Auteur: 

Destination: 

Forme: 

Contenu

Itinéraire: 

Argelès - Saint-Sauveur - L'Hermitage - plateau de Trazères - bassin de Luz - Coteretz - La Rallière - Coteretz - source de Mahourat - cascade du Ceriset - Pont d'Espagne - lac de Gaube - Coteretz - Pierre-Fitte - Saint-Sauveur - plateau de Trazères - Pas de l'Echelle - Artigue - pont de Sia - grotte de Gèdres - cascade d'Arroudet - Gavarnie - cascade d'Arroudet - Gèdres - grotte de Gèdres - Pragnères - pont de Sia - Pas de l'Echelle - Saint-Sauveur - Sazos - Saint-Sauveur - plateau de Trazères - Saint-Sauveur - pont de Sia - Pragnères - grotte de Gèdres - cascade d'Arroudet - Gavarnie - Saint-Sauveur - plateau de Trazères (Saint-Sauveur - Argelès)

Date: 

du 15 août au 24 septembre 1797

Type: 

voyage pittoresque fait à pied et à cheval

Esthétique: 

«Il [sc. le livre] fut écrit sans apprêts, sans intention; un tendre abandon, un désordre d'épanchement l'attestent d'une manière évidente. Ce sont des conversations solitaires, des élans de bonheur, des plaisirs mélancoliques, des tableaux de paysages peuplés, en quelque sorte, de pensées morales et touchantes. On voit qu'à l'instant où votre ami prenait la plume, il ne savait point encore ce qu'il allait écrire, et il ne songeait plus à ce que déjà il avait écrit. Ses pages se succédaient avec le charme d'une variété toujours inattendue; et cependant un fonds de dispositions toujours ressemblantes leur donnait aussi le charme de l'unité; la nature et l'amitié dictaient sans cesse; les beaux lieux que votre ami parcourait s'embellissaient de votre souvenir; les sites que vous aviez peints le touchaient plus vivement. Il admirait, il aimait davantage ce qui avait fourni des sujets à vos pinceaux. Il croyait vous voir, auprès de lui, peignant ce qu'il décrivait»(VII-VIII, Madame Azaïs à M. Jalon). «Je reviens ce soir à Saint-Sauveur, et là dans mon cabinet de travail, dans ce lieu solitaire que je n'ai plus à décrire, je me livrerai à la méditation, et j'entreprendrai la peinture de tout ce qui vient de m'occuper pendant deux jours. Mon ami m'apprenait à donner avec mes deux mains une enceinte à mes regards, lorsque je voulais juger un tableau; il fallait n'embrasser que l'étendue du cadre. C'est un peu d'une manière semblable que doivent s'exercer la réflexion et l'imagination à l'égard des objets intéressans. Il n'est pas bon alors de s'intéresser à d'autres objets. Peut-être encore ne suffit-il pas de donner à ses regards une enceinte, lorsqu'on veut à-la-fois juger et sentir. Il faut, comme devant un tableau, se placer à une distance convenable, ni trop loin, ni trop près»(39-40). «Voyage heureux! voyage utile! les circonstances les plus frappantes, les plus heureuses, les plus utiles de notre vie, sont celles où au milieu d'un mouvement rapide et agréable, nous avons dignement exercé la raison et le sentiment»(106). «Je me décide à faire demain un voyage dont je me promets encore plus d'instruction, de sensations, de plaisir [...] je tâcherai de peindre en peu de mots chacune des sensations fortes ou intéressantes que je recevrai. Je sens déjà que cette époque de ma vie se fixera profondément dans mes souvenirs»(107).

Références bibliographiques

Lieu: 

Paris

Année: 

1809

Editeur: 

Leblanc/Garnery/Nicolle

Nombre d'exemplaires: 

X-227 p.

Format: 

in-8

Annexes: 

ill.