Voyage dans les États-Unis d'Amérique, fait en 1795, 1796 et 1797

Voyage dans les États-Unis d'Amérique, fait en 1795, 1796 et 1797

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Contenu

Itinéraire: 

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Date: 

du 5 mai 1795 au mois de juin 1797

Type: 

voyage agricole, économique et de mœurs, fait à cheval, en canot, en bateau, en charette et en stage

Esthétique: 

«Lorsque je commençai à écrire ce Journal, je n'avais l'intention que de le confier à mes amis. Quelques-uns d'eux pensèrent qu'il offrait sur les États-Unis d'Amérique des renseignemens qui pourraient n'être pas sans utilité, et je me déterminai, d'après leur avis, à le publier quand je serais de retour en Europe»(1798/I/V). «Les notes que contient ce Journal ne sont pas aussi complettes que j'aurais voulu vous les présenter; vous savez quelles difficultés accompagnent le voyageur qui veut prendre des informations. Il est toujours forcé de se contenter des réponses que l'on veut bien faire à ses questions. Souvent il ne trouve pas dans celui auquel il s'adresse le loisir, ou la disposition d'y répondre. Souvent celui que l'on a questionné sur les objets même de sa profession, les sait assez pour bien remplir cette profession, mais non pas assez, non pas d'une manière assez explicite pour en pouvoir instruire. Plus souvent encore, l'esprit de parti, l'intérêt personnel, les préjugés privent ses réponses de la rectitude, et de l'ingénuité désirables. Le voyageur lui-même manque très-ordinairement des connaissances qu'il devrait avoir pour bien questionner; quelquefois il voit avec préjugé, avec ce qu'on appelle système; il dirige toutes ses questions selon son opinion dominante; il y veut assortir toutes les réponses. Si l'on joint à ces difficultés essentielles, celles qui naissent de la situation du voyageur, de ses dispositions momentanées, de la prévention qu'il peut involontairement éprouver lorsqu'il questionne, on verra combien il est difficile de remplir le récit d'un long voyage d'informations suffisamment détaillées et absolument vraies. Je ne prétens pas avoir, dans ce Journal, évité tous ces écueils. C'est même parce que je sais que je n'ai pu les éviter tous, que j'en reconnais plus positivement l'existence. J'ai cependant fait tout ce qui était en mon pouvoir pour n'y consigner que des renseignemens certains. J'ai interrogé autant qu'il m'a été possible sur le même objet plusieurs hommes différant d'opinions, et d'intérêts divers. Je me suis, autant que je l'ai pu, dépouillé de toute prévention particulière; j'ai cherché enfin la vérité par tous les moyens qui ont été en moi. L'idée que je n'écrivais que pour vous, pour mes amis, en quelque façon pour moi seul, loin de me rendre plus indulgent dans ce que je rassemblais, et consignais d'informations, ne m'a rendu que plus surveillant et plus sévère. J'ai d'ailleurs presque toujours indiqué les sources d'où je les tenais, afin d'encourager votre confiance ou de la mettre en garde. Je suis donc sûr de n'avoir volontairement exprimé aucune erreur; mais je suis loin de croire avoir échappé à toutes. J'ai souvent manqué dans un lieu de moyens d'obtenir des réponses, sur les objets pour lesquels je les avais eu plus complettes dans un autre. Si j'ai recueilli plus de faits qu'on n'en trouve dans la plupart des voyages de ceux qui m'ont précédé en Amérique, je n'en sens pas moins l'insuffisance de mon Journal, [...]. Les renseignemens qu'à l'époque présente, et pendant bien des années encore, un voyageur peut et pourra consigner avec le plus de soin, ne sont, ne seront que des points de souvenir, que des moyens de comparaison pour les années futures, et dans ce sens, ces renseignemens me semblent loin d'être sans utilité. Tous les jours où j'ai été en route, j'écrivais ceux que je recevais, selon qu'ils m'étaient donnés. Quand j'ai résidé quelques jours dans le même lieu, j'ai rassemblé ceux que je pouvais successivement obtenir, en leur donnant un peu plus d'ordre. Et comme il est des lieux où j'ai été plusieurs fois, les informations sur ces mêmes lieux ont été écrites aux différentes époques où je m'y trouvais. Il m'eût été facile de les réunir dans un même article, mais alors je n'eusse pas écrit un Journal, et c'est un Journal que je voulais écrire; c'est, pour ainsi dire, le procès-verbal de mon voyage, [...]. Je me suis laissé aller quelquefois à des réflexions en apparence étrangères à mon sujet; c'est la douceur de celui qui écrit pour ses amis, et qui est sûr de les intéresser en ne résistant pas à sa disposition du moment. Je m'excuserai moins encore de m'être abandonné au besoin de parler de moi-même, d'avoir cédé à la violence de quelques impressions, de quelques sentimens qui ne m'étaient que personnels. [...] Quant au style, il est le plus intelligible que j'ai pu, et cette condition première à remplir, peut le rendre quelquefois diffus, sans élégance, souvent rempli de répétitions. Il faut, pour écrire avec toute la pureté et la concision dont on est capable, plus de tems et plus de tranquillité que n'en a celui qui s'astreint à écrire tous les jours ce qu'il a vu, dans quelque situation qu'il se trouve. J'ai quelquefois employé et même francisé des mots anglais, quoique j'eusse toujours désiré pouvoir les remplacer par une expression purement française, et que je l'aie fait lorsque je l'ai cru possible, en conservant l'idée que je voulais exprimer. Mais il en est dont la traduction ne donne pas l'idée juste du mot propre anglais qu'on voudrait éviter»(1798/I/VIII-XIII). «Tout ce fatras d'anecdotes que je rapporte est, je le sens, peu intéressant, mais il donne le tableau de mon voyage, et n'est pas inutile à la connaissance des mœurs du pays»(1798/I/110). «Ah! que les voyages sont un bon remède, au moins un bon palliatif à toutes les peines d'esprit et de cœur; entre la fatigue et le repos, ils laissent bien peu de place pour la pensée; et tout cela, [...], rend presqu'aussi heureux que si l'on était mort»(1798/I/296). «Il est impossible de rendre l'effet que cette cataracte [sc. la chûte de Niagara] nous a fait éprouver; [...]: chercher à décrire ce beau phénomène et l'impression qu'il cause, ce serait tenter au-dessus du possible»(1798/II/16). «Je ne parlerai plus de mes conversations avec les hommes que je rencontre. Elles sont toutes dans le même esprit; et je suis assuré que l'idée que j'en ai donnée dans ce journal est exactement vraie»(1798/V/249-250).

Références bibliographiques

Lieu: 

Paris

Année: 

1797

Editeur: 

Du Pont/Buisson/Charles Pougens

Volume: 

8 vol.

Format: 

in-8

Réédition: 

Paris (Du Pont/Buisson/Charles Pougens) An VII [1798], 8 vol., XXIV-365, VIII [IV]-349, VIII [IV]-384, VII [III]-349, VIII [IV]-400, VII [III]-336, VIII [IV]-366, VI-244 pp. in-8, tabl., cartes