Voyage en Hollande et en Belgique sous le rapport de l’instruction primaire, des établissements de bienfaisance et des prisons, dans les deux pays

Voyage en Hollande et en Belgique sous le rapport de l’instruction primaire, des établissements de bienfaisance et des prisons, dans les deux pays

Auteur: 

Destination: 

Forme: 

Contenu

Itinéraire: 

I.: à partir du 18 mai [1838], sans date de fin Paris - Lille - Bruxelles - Termonde - Alost - Gand - Bruges - Gand - Anvers (exc. à Saint-Bernard, à Merplaix-Ryckevorsell, à Hoogstraeten et à Geheel) - Bruxelles (exc. ds les environs et à Ath) - Liége - Verviers - Rotterdam - La Haye - Paris II.: à partir du 3 juillet [1838], sans date de fin Paris - La Haye - Leyde - Harlem - Amsterdam - Zwoll (exc. à Ommerkans, à Federikworks et à Venhuïzen) - Groninga - Leeuwarde - Harlingen - Enklingen - Horn - Amsterdam - La Haye - Rotterdam - Leyde - Woerden - Gouda - Bruxelles - Liége [- Paris]

Date: 

1838

Type: 

deux voyages sociaux faits en chemin de fer, en bateau et en voiture

Esthétique: 

«Il y a, dans la vie de l’homme, des époques et des circonstances qui déterminent sa vocation, avant même qu’il l’ait soupçonnée. L’éducation, la position sociale de la famille à laquelle on appartient, le pays qu’on habite, le système du gouvernement sous lequel on a reçu le jour, toutes ces particularités sont autant d’éléments favorables ou contraires qui influent sur la direction que le talent doit prendre dans ses études. Telle est la force de ces différentes impressions, qu’elles vont jusqu’à donner le change à celui même qui en subit l’influence, et qu’il croit, à la fin, parcourir de son propre mouvement, la carrière où il s’est involontairement engagé»(1-2). «La guerre civile qui désole la Péninsule menace de léguer à ce pays un funeste héritage: je parle des classes misérables, démoralisées, perverties, cette plaie des jours de troubles, ce triste résultat du renversement des institutions, des désordres administratifs, des attaques portées aux croyances religieuses, surtout à une époque où toute éducation publique est interrompue. Lorsque toutes les passions seront enfin calmées, que restera-t-il en Espagne? Un territoire désolé, des populations malheureuses, mendiantes, sans pain et sans foyers; des bras sans travail, des veuves et des orphelins sans ressources, des enfants sans famille! En même temps, les grands chemins se couvriront de malfaiteurs, les villes se rempliront des victimes du vice, et les prisons de coupables»(8). «Il y a bien longtemps que notre système d’enseignement réclame une réforme et une réorganisation générales; les infortunes publiques n’ont pas encore permis d’effectuer ces améliorations. Nous manquons de beaucoup d’établissements nécessaires, et c’est particulièrement l’éducation des filles qui souffre du plus complet abandon. Cette absence d’instruction, jointe à l’influence de la misère et de l’adversité, a singulièrement favorisé le vice: [...]»(10). «L’étude des moyens employés dans les autres pays, pour améliorer la condition du peuple, pour l’instruire et l’éclairer, me parut être le mode le plus sûr d’amasser des notions utiles afin de les appliquer à l’Espagne, lorsque les circonstances le permettraient. [...] Il y a, chez les autres peuples de l’Europe, des institutions philanthropiques et d’autre nature encore, qui n’ont jamais été établies dans cette admirable Espagne. Le désir de les faire un jour adopter dans mon pays s’empara de mon esprit; je résolus de les examiner moi-même, de visiter tous les établissements d’utilité publique et de bienfaisance, de réunir tous les documents possibles»(13).

Références bibliographiques

Lieu: 

Paris

Année: 

1839

Editeur: 

Arthus Bertrand

Volume: 

2 vol.

Nombre d'exemplaires: 

366, 362 pp.

Format: 

in-8

Annexes: 

récit de voyage: vol. I, pp. 14-43