Nous sommes tous, un jour ou l’autre, à notre insu ou ouvertement, l’appareil photo en bandoulière et le parapluie comme repère, des touristes. Le mot est connu et son histoire documentée, sa figure, cependant, est plus anonyme. Il est vrai qu’à l’image des jeunes aristocrates, parcourant l’Europe comme un livre à ciel ouvert, a succédé la famille Fenouillard ou, pour citer d’autres clichés plus proches de nous, les portraits tirés par Martin Parr. Sa réputation « d’idiot du voyage » invite à la discrétion.
Mais ces considérations ne peuvent faire oublier que le tourisme est, aujourd’hui une activité économique qui selon les cas est importante, incontournable voire essentielle. Du « commerce du voyage » héritée de l’âge classique, nous sommes depuis le XIXe siècle passé à son « industrie ». Se regroupant auprès des mêmes sites, reproduisant les mêmes itinéraires, adoptant un style de vie uniformisé, il reflète l’économie mondialisée née de l’ère industrielle.
A l’heure où ce modèle commence à être critiqué y compris par ceux qui le décide, il est intéressant de remarquer la tendance de plus en plus grande à (re)parler de « l’art du voyage ». Cette artialisation n’est pas toujours et seulement un effet de communication « durable » ou le choix d’une thématique esthétique. Il peut également correspondre à un véritable effort de réflexion sur les fondements de ce qu’est l’action de voyager. Nous citerons comme exemple celle entamée par les étudiants du Master « Cultures, Tourismes et Communication » de Paris-Sorbonne dont les blogs ouverts à la discussion sont accessibles par le lien ci-dessous.
http://parismetropole.wordpress.com/
Jean-François Guennoc
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